Santé: un patient souffrant d’insuffisance rénale vit 271 jours avec un rein de porc avant de recevoir un rein humain

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Santé: un patient souffrant d’insuffisance rénale vit 271 jours avec un rein de porc avant de recevoir un rein humain

Ouagadougou, 4 sept. 2026 (AIB)- Tim Andrews, souffrant d’une insuffisance rénale, a vécu pendant 271 jours sans dialyse grâce à un rein de porc génétiquement modifié, reçu en janvier 2025 au Massachusetts General Hospital de Boston, aux États-Unis, avant de bénéficier avec succès d’une transplantation d’un rein humain en janvier 2026 dans le même établissement sanitaire.

Il ne s’agit toutefois pas de la première greffe d’un rein de porc chez un être humain vivant. Cette étape avait déjà été franchie en mars 2024 au Massachusetts General Hospital de Boston, où Richard Slayman avait reçu un rein de porc génétiquement modifié.

Plusieurs autres transplantations de reins porcins ont depuis été réalisées chez des patients.

Le cas de Tim Andrews âgé de 66 ans au moment de l’intervention, se distingue par la durée de fonctionnement du rein porcin et par la transplantation humaine qui a suivi.

Il dépendait de la dialyse depuis deux ans en raison d’une insuffisance rénale. Après la greffe porcine de janvier 2025, il a pu vivre pendant neuf mois (271 jours) sans avoir recours à la dialyse, rapporte le quotidien espagnol El País le 4 septembre 2026.

Les 271 jours constituent la plus longue période jamais observée après la transplantation d’un organe animal chez un être humain.

En janvier 2026, Tim Andrews a ensuite reçu un rein provenant d’un donneur humain, dans le même établissement. Selon l’équipe médicale, cette transplantation lui a permis de poursuivre sa vie dans des conditions relativement normales.

Le cas, présenté par les médecins dans la revue médicale The Lancet, illustre une nouvelle possibilité pour les patients confrontés à la pénurie de reins humains.

Cette approche relève de la xénogreffe, qui désigne la transplantation de cellules, de tissus ou d’organes d’une espèce animale vers un être humain.

Le directeur médical du programme de transplantation rénale du Massachusetts General Hospital et principal auteur de l’étude, Leonardo Riella estime que la pénurie d’organes constitue l’un des principaux défis de la transplantation.

Il a indiqué que pour les patients atteints d’insuffisance rénale terminale, la transplantation représente la meilleure option, mais les reins humains disponibles ne permettent pas de répondre suffisamment rapidement aux besoins.

Selon Leonardo Riella, la xénogreffe pourrait d’abord servir de « passerelle », permettant aux patients de sortir de la dialyse pendant qu’ils attendent un rein humain.

Si sa sécurité et sa durabilité à long terme sont établies, elle pourrait ensuite devenir une solution thérapeutique définitive, a-t-il précisé.

Pour rendre la transplantation possible, l’entreprise américaine eGenesis a créé un porc dont l’ADN avait subi 69 modifications génétiques.

Certaines modifications visaient à limiter le risque de rejet immédiat, tandis que d’autres ajoutaient des gènes humains destinés à mieux contrôler l’inflammation, la coagulation et l’activation du système immunitaire.

Après l’opération, le rein a commencé à produire de l’urine dès l’intervention. Durant la semaine suivante, il en produisait entre quatre et cinq litres par jour. Tim Andrews a ainsi pu arrêter la dialyse et retrouver une autonomie dont il était privé depuis plusieurs années.

Agence d’information du Burkina
BAK/ata
Sources : El País, The Lancet, Massachusetts General Hospital/Harvard Medical School
Photo d’illustration

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