Excellence scolaire : Le Capitaine Ibrahim Traoré récompense 188 acteurs de l’excellence académique
Ouagadougou, 4 sept. 2026 (AIB)- Le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, vendredi à Ouagadougou, la Journée de l’excellence scolaire(JES) 2026, au cours de laquelle 188 acteurs de la communauté éducative, notamment des élèves et des enseignants, ont été distingués pour leurs performances académiques.
La JES a permis de célébrer le mérite de 188 acteurs de l’enseignement, répartis entre autres en 20 élèves du primaire, 138 élèves du secondaire, 13 enseignants du primaire, 13 enseignants du secondaire, 4 encadreurs pédagogiques du primaire et un encadreur pédagogique du préscolaire.
Les lauréats ont reçu diverses récompenses, notamment des lots et des gadgets offerts par le comité d’organisation. Chaque récipiendaire s’est également vu remettre un exemplaire du Manifeste de la Révolution, présenté comme une invitation à renforcer l’engagement civique et à cultiver l’excellence au service de la Nation.
Outre ces prix officiels, la cérémonie a également mis à l’honneur deux supers enseignants. Il s’agit du camarade Edmond Bama, Professeur Certifié des Écoles exerçant à l’école primaire Mogueya A, dans la Région de Nando, ainsi que du camarade Didier Zongo, Professeur Certifié des Lycées et Collèges en poste au Lycée Provincial Bassi de Ziniaré.
Chacun de ces deux lauréats s’est vu remettre une attestation, une moto, une villa de type F3, un ordinateur portable, le Manifeste de la RPP, ainsi qu’une somme de 5 millions de francs CFA.
Le Président du Faso le Capitaine Ibrahim Traoré a félicité l’ensemble des lauréats pour leur travail malgré un contexte parfois difficile, tout en assurant que des réformes sont engagées pour améliorer les conditions d’apprentissage, de la construction d’infrastructures modernes à la révision des programmes scolaires.
Le chef de l’État a insisté sur un virage stratégique en faveur des filières scientifiques et techniques, quitte à fermer des classes littéraires au profit de séries scientifiques. Il a cité les statistiques du dernier baccalauréat : sur environ 65 000 admis, l’écrasante majorité provient des séries littéraires, contre seulement 561 bacheliers en série C et 38 en série E, un déséquilibre jugé incompatible avec l’ambition industrielle du pays.
Revenant sur la nécessité d’allier compétence et patriotisme, le Président a évoqué l’immersion patriotique instaurée après le baccalauréat et appelé les jeunes à ne jamais tourner le dos à leur patrie. Il a également invité les croyants à ne pas se réfugier dans la passivité au nom de la foi, estimant que le travail et la persévérance restent indispensables au progrès, religion et effort humain n’étant pas contradictoires.
Le Capitaine Traoré a par ailleurs déploré la dépendance technologique du continent africain et appelé à une rupture avec les schémas hérités, pour que le Burkina Faso transforme lui-même ses ressources, notamment le pétrole, le cuivre et le manganèse de Tambao.
Il a assuré que l’État mettra les moyens nécessaires pour accompagner les jeunes vers des filières techniques porteuses d’emplois, dans un contexte marqué par l’ouverture de nouvelles mines et industries.
Parrain de cette édition, Lassina Diawara a invité la jeunesse burkinabè à ne pas se limiter à la recherche d’un emploi, mais à devenir créatrice d’opportunités et d’entreprises.
Pour lui, la véritable richesse nationale réside moins dans le sous-sol que dans le capital humain formé par les écoles et universités du pays.
Au nom de l’ensemble des lauréats, Sékou Traoré a d’abord exprimé sa gratitude envers Dieu, les autorités, les parents et les enseignants, saluant la vision du chef de l’État à travers la création de l’Académie technologique du Faso.
Il a réaffirmé, au nom de ses camarades, un engagement solennel à mettre leurs compétences au service de la souveraineté et du développement endogène du pays.
La cérémonie s’est achevée sur un appel unanime à l’excellence, à la discipline et à l’engagement patriotique, dans la dynamique de refondation portée par les autorités de la Transition.
Agence d’information du Burkina
NAK/yos
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