Bobo-Dioulasso : 30 ans après, les anciens élèves de la promotion 96 disent merci à leur instituteur
Bobo-Dioulasso, 3 sept. 2026 (AIB) – Trente ans après avoir quitté les bancs de l’école primaire, les anciens élèves de la promotion 96 ont retrouvé, ce jeudi à Bobo-Dioulasso, leur ancien instituteur, Macaire Silga, pour lui rendre un hommage empreint d’émotion et de reconnaissance.
De 1992 à 1996, Macaire Silga a encadré ces élèves à l’école primaire Accart-ville Nord C, communément appelée école Yéguéré. Aujourd’hui devenus enseignants, universitaires, hommes de tenue, agents du public et acteurs du secteur privé, ses anciens élèves ont voulu revenir sur les valeurs et les enseignements reçus auprès de leur maître.
Un acte fortement apprécié par le formateur. « La fierté d’un enseignant, ce sont ces gestes-là », a déclaré Macaire Silga, visiblement ému par cette marque de reconnaissance. Pour l’enseignant, voir ses anciens élèves devenir des citoyens utiles à la nation constitue la plus belle récompense de son métier. « Quand tu enseignes des élèves qui sont devenus utiles à la nation, cela veut dire que tu n’as pas vécu inutilement », a-t-il souligné.
S’adressant aux jeunes enseignants, Macaire Silga les a invités à considérer l’enseignement comme un « sacerdoce », nécessitant engagement, abnégation et sens du sacrifice. « Dans l’enseignement, on ne vient pas pour s’enrichir, on vient pour donner. Nous, notre richesse, c’est dans la tête », a-t-il affirmé, appelant les éducateurs à privilégier leur mission de transmission du savoir plutôt que les considérations matérielles.
Au nom de la promotion 96, l’enseignante-chercheuse à l’Université Nazi Boni, Mariama Cherif, a expliqué que cette cérémonie, malgré sa simplicité, avait une « grande portée » pour les anciens élèves. « C’était l’occasion pour nous de lui dire merci pour ses sacrifices et pour tout ce qu’il a fait pour la promotion », a-t-elle indiqué.
Selon Mariama Cherif, leur ancien instituteur leur a notamment inculqué le respect des aînés, l’abnégation dans le travail, l’honnêteté et l’attachement aux valeurs endogènes. Elle retient particulièrement un enseignement : ne jamais abandonner face aux difficultés.
« Quel que soit ce qui arrive, il faut toujours foncer. Il faut prendre ses échecs comme des points de départ », a-t-elle rapporté. La rencontre s’est achevée sur des remerciements et la remise d’un trophée et d’une enveloppe symbolique à l’endroit de l’enseignant.
Agence d’Information du Burkina
OSAR/GF/wis

