Houet : Le lycée de Dô affiche des performances en constante progression malgré des défis sécuritaires et infrastructurels
Bobo Dioulasso, 3 sept. 2026 (AIB) – Ouvert en 2007 dans l’enceinte du lycée communal Sanny Sanon puis installé sur son site actuel depuis 2011, le lycée de Dô s’impose aujourd’hui comme un pilier éducatif dans la ville de Bobo-Dioulasso avec des performances en constante progression depuis trois ans malgré des défis sécuritaires et infrastructurels à relever. Le constat a été fait par l’AIB.
Le lycée de Dô est situé dans la partie nord de Bobo-Dioulasso couvrant les secteurs 11, 12, 30, 23, ainsi que plusieurs villages environnants tels que Kiri, Dafinso, Kimidougou. Pour l’examen du BEPC, le lycée est passé de 50,60% en 2024 à 59,15 % en 2025 pour atteindre 80,62% en 2026. Pour le BAC A, le lycée a obtenu 87,50% en 2024, puis 90,16% en 2025 et 91,53% cette année 2026. En BAC D, le lycée a enregistré 70,27% en 2024 qui a augmenté à 77,63% en 2025 et s’est positionné à 79,69% en 2026.
Selon le proviseur Souleymane Ouédraogo, ces résultats sont le fruit d’une mobilisation collective autour de la rigueur pédagogique et de la discipline. « Nous avons misé sur la rigueur pédagogique, la discipline, l’accompagnement des élèves et même l’apport des parents d’élèves qui sont très souvent interpellés quand les enfants ont des comportements indélicats », a-t-il expliqué. Il a également salué l’engagement des enseignants et de l’ensemble du personnel dans les prises de décision et dans l’instauration d’une discipline de travail.
Malgré ces performances, l’établissement fait face à plusieurs difficultés. L’absence de clôture constitue l’une des principales préoccupations. Cette situation facilite les intrusions de personnes étrangères à l’établissement et favorise des comportements susceptibles de perturber la vie scolaire. A cela s’ajoutent, les capacités d’accueil limitées de l’école. « Nous avons besoin davantage de salles de classe pour réduire les effectifs par salle et soulager les enseignants et nous avons aussi besoin de plus de personnels », a indiqué le proviseur Souleymane Ouédraogo.
Il a également déploré la présence de jeunes consommateurs de stupéfiants et le passage régulier de personnes étrangères dans l’enceinte du lycée, certaines situations ayant, selon lui, déjà occasionné des blessures d’élèves. « L’absence de clôture, surtout du côté du canal, reste une menace permanente. Nous avons interpellé les forces de l’ordre à plusieurs reprises. Mais face à leurs nombreuses sollicitations, nous avons adressé une correspondance officielle à la mairie par le biais de notre hiérarchie », a-t-il précisé.
Sur le plan de l’accessibilité, la construction d’un grand canal et de ponts constitue une avancée pour le lycée. Toutefois, les eaux de ruissellement provenant du côté nord-est, notamment aux abords du CSPS Colma 2, ont creusé un important ravin qui sépare l’administration des 18 salles de classe dont 11 salles du premier cycle et 7 salles du second cycle.
Le camarade Ouédraogo a laissé entendre que le ravin rend inexploitable plus du tiers du domaine d’environ quatre hectares et demi. « L’accessibilité reste un défi. Le canal et les ponts sont une avancée, mais il faut résoudre le problème du trou qui sépare l’administration des salles de classe. Sans cela, nos efforts risquent d’être freinés », a-t-il souligné.
Du côté de la municipalité, le chef de l’Agence technique municipale de l’arrondissement 2, Diallo Boureima Traoré, affirme que les préoccupations de l’établissement sont bien connues des autorités.
Selon lui, son service a reçu une correspondance du proviseur faisant état notamment d’un ravin dangereux menaçant la sécurité des élèves et du personnel, de l’insécurité liée aux passages réguliers de personnes étrangères et de comportements déviants de certains jeunes perturbant la vie scolaire.
« La correspondance a été transmise aux plus hautes autorités de la commune, qui reconnaissent la gravité des faits et s’attellent à trouver des solutions », a-t-il déclaré. Diallo Boureima Traoré a toutefois souligné que ces mesures « ne peuvent pas être du tic au tac », compte tenu des procédures et des contraintes liées à leur mise en œuvre.
En dépit de ces difficultés, le lycée de Dô poursuit sa mission éducative avec des résultats en nette progression. Pour l’administration de l’établissement, la construction d’une clôture, l’amélioration de l’accessibilité, la réalisation d’ouvrages de drainage et l’augmentation du nombre de salles de classe constituent des priorités pour consolider les acquis et offrir un environnement scolaire plus sûr et propice aux apprentissages.
Agence d’information du Burkina
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