Bobo-Dioulasso : Un Collectif des enseignants mise sur le patrimoine culturel et la réflexion pour restaurer l’image de l’éducateur
Bobo-Dioulasso, 26 août 2026 (AIB) – Le Collectif des enseignants du Burkina Faso a organisé, ce mercredi à Bobo-Dioulasso, une visite au mausolée de la Princesse Guimbi Ouattara, suivie d’une conférence publique sur la valorisation du métier d’enseignant.
Les deux activités se sont déroulées autour du thème : « Comment l’éducateur peut-il contribuer à restaurer son image ? ». Selon la présidente du Collectif des enseignants du Burkina Faso, Fatimata Lankouandé, le choix du mausolée de la Princesse Guimbi Ouattara pour la visite répond à la volonté de mieux connaître le parcours de cette figure historique, considérée comme un modèle de leadership inspirant.
« Nous avons choisi ce cadre parce que, pour nous, la Princesse Guimbi Ouattara est une grande dame au leadership inspirant », a-t-elle expliqué, soulignant la volonté des participants de découvrir davantage son histoire et son parcours. Après cette étape culturelle, les membres du collectif prévoient poursuivre leur programme sur le site de Samandeni Beach, dans une dynamique de détente et de découverte du patrimoine culturel national.
Pour le chef des Dioula, Ton massa Moumouni Ouattara, cette initiative constitue une contribution importante à la formation continue des enseignants et à la valorisation de leur profession. Il a salué une activité susceptible de renforcer chez les éducateurs une vision positive de leur métier et de leur rôle dans la société. « Une nation bien éduquée est une nation qui a tous les leviers en main pour le développement », a-t-il déclaré, estimant que l’éducation constitue également un facteur essentiel de cohésion sociale.
Le conférencier Sansan Didier Da a expliqué que sa communication a porté sur l’évolution de l’image de l’enseignant, de la période précoloniale à nos jours, en passant par les périodes coloniale et postcoloniale. Il a fait des comparaisons avec la situation des enseignants dans d’autres pays et relevé que la perte de prestige social de la profession est souvent liée aux difficultés économiques et à la baisse du revenu.
Sansan Didier Da a insisté sur la responsabilité de l’enseignant lui-même dans la restauration de son image. Il a notamment évoqué la nécessité d’adopter une conduite exemplaire, de renforcer son professionnalisme et de contribuer individuellement à redorer le blason de la profession. Au terme de la conférence, Sansan Didier Da a invité les participants à devenir des « ambassadeurs » auprès de leurs collègues afin de relayer le message et de favoriser, à leur niveau, une amélioration de l’image de l’enseignant dans la société.
De son côté, le chef Moumouni Ouattara a jugé le thème particulièrement actuel. Il a relevé que l’enseignant doit construire son autorité autour de trois dimensions : avoir de l’autorité, faire autorité et être l’autorité. Pour lui, la restauration de l’image de l’éducateur relève à la fois de la responsabilité de l’enseignant, de la société et des pouvoirs publics, notamment à travers l’amélioration des conditions d’exercice du métier.
Agence d’Information du Burkina
OSAR/wis

