Burkina/8e SOAPHYS : la physique appliquée au cœur des défis de l’agriculture et de la souveraineté

Burkina/8e SOAPHYS : la physique appliquée au cœur des défis de l’agriculture et de la souveraineté

Ouagadougou, 29 juil. 2026 (AIB) – Le ministre de la Construction de la Patrie, Makaïlou Sidibé, a ouvert mercredi à Ouagadougou le 8ᵉ Congrès de la Société ouest-africaine de physique (SOAPHYS), consacré à la contribution de la physique appliquée au service de l’énergie, de l’agriculture et de la souveraineté.

Le président du comité d’organisation du congrès, Gérard Bila Segda, a indiqué que cette rencontre scientifique vise à promouvoir une recherche orientée vers les besoins de développement des pays africains, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de l’innovation technologique.

Il a souligné que les travaux permettront aux chercheurs de partager leurs résultats, de renforcer les collaborations scientifiques et de rapprocher davantage les laboratoires du monde industriel afin de favoriser la valorisation des innovations.

Le 8ᵉ Congrès de la SOAPHYS se tient autour du thème « Soutenir l’accès à l’énergie, l’agriculture durable et la sécurité alimentaire par la physique appliquée ».

La rencontre sera marquée par des conférences plénières, des communications scientifiques, des expositions d’innovations ainsi que des échanges entre chercheurs et acteurs du secteur privé. Les travaux devraient se conclure par l’adoption d’une déclaration finale, qui servira de feuille de route pour le développement et la promotion de la physique appliquée en Afrique de l’Ouest.

La cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des responsables d’universités et d’instituts de recherche, des représentants du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que des chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, doctorants et étudiants venus de plusieurs pays d’Afrique et d’ailleurs.

Le ministre de la Construction de la Patrie, Makaïlou Sidibé, représentant son collègue de l’Enseignement supérieur, a indiqué que les défis liés à l’accès durable à l’énergie, à la modernisation de l’agriculture, à la maîtrise de l’eau, à la sécurité alimentaire exigent des solutions scientifiques concrètes.
Selon le ministre, la physique appliquée apporte des réponses dans des domaines tels que les énergies renouvelables, l’agriculture de précision, les matériaux innovants, la télédétection, l’intelligence artificielle et les technologies biomédicales.

« La science ne doit pas seulement produire des connaissances, elle doit également contribuer à apporter des solutions aux défis majeurs de nos populations », a-t-il déclaré.

Il a également plaidé pour un renforcement des liens entre la formation, la recherche, l’innovation et l’entreprise afin d’accélérer le passage des résultats scientifiques vers des applications industrielles et sociales.

Il a enfin exhorté les jeunes à s’engager davantage dans les sciences et les technologies, estimant que « la jeunesse africaine doit être non seulement utilisatrice des technologies, mais également conceptrice des solutions de demain ».

Au nom du parrain et des coparrains, le ministre délégué chargé des Ressources animales, Dr Amadou Dicko, a affirmé que les défis de l’accès à l’énergie, de la modernisation de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de l’industrialisation ne pourront être relevés sans une science forte et une recherche appliquée.

Selon lui, la physique constitue un levier essentiel de transformation des économies africaines, à travers ses applications dans les énergies renouvelables, les technologies agricoles, les télécommunications, l’imagerie médicale, les matériaux innovants, les technologies numériques et l’intelligence artificielle.

« Nous devons passer de la publication au prototype, du prototype au produit, du produit à l’entreprise et de l’entreprise à l’industrie », a-t-il déclaré, invitant les chercheurs à développer davantage de brevets, de prototypes, de procédés industriels et de start-up technologiques.

Le porte-parole des parrains a également appelé les États à investir davantage dans la recherche scientifique, les laboratoires, les infrastructures et la formation des jeunes chercheurs afin de renforcer la souveraineté scientifique et technologique de l’Afrique.

S’adressant aux représentants du secteur privé, il les a exhortés à établir des partenariats durables avec les universités et les centres de recherche pour accélérer le transfert de technologies et la création d’entreprises innovantes.

Il a également invité les jeunes chercheurs, doctorants et étudiants à mettre leur savoir au service de la résolution des problèmes concrets des populations, en privilégiant une recherche tournée vers l’innovation et l’entrepreneuriat.

Agence d’information du Burkina
GIP/yos

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