Houet : 800 actes de naissance et 700 cartes d’identités pour des personnes déplacées internes
Bama, 2 juin 2026 (AIB) – La commune de Bama a abrité du 02 au 04 juin 2026 une opération de délivrance d’actes de naissance et de Cartes Nationales d’identité burkinabè (CNIB) au profit de plus de 1500 personnes déplacées internes et des personnes vulnérables.
Cette opération spéciale de délivrance gratuite de documents civils a été organisée par le ministère en charge de l’Administration territoriale et de la Mobilité à travers la direction générale de la Modernisation de l’État Civil (DGMEC) avec l’accompagnement du Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).
Elle s’inscrit dans le cadre du projet « appui à la prévention de l’apatridie et à l’amélioration de l’environnement de protection » mis en œuvre dans les régions d’accueil des réfugiés et à forte concentration de personnes déplacées internes (PDI).
Il s’agit de huit régions dont le Guiriko représentée par les communes de Bama et de Karangasso Sambla.
L’objectif de cette initiative vise à établir pour de nombreuses personnes exposées à un risque d’apatridie et à un risque d’exclusion, des services sociaux de base, des documents civils notamment dans les communes aux déplacements massifs de population du fait de la crise sécuritaire que vit le pays depuis 2015.
Dans la cour de la mairie de Bama, ils étaient plusieurs personnes déplacées internes et vulnérables composées de personnes âgées, de femmes et d’élèves venues pour s’offrir ces pièces qu’elles ne possèdent plus.
Une déplacée, interrogée a remercié « les autorités pour cette activité » car selon elle avec leur déplacement précipité, ils n’ont pas eu le temps de prendre leurs papiers. « Aussi, les moyens nous font défaut pour les refaire. Cette opération vient nous sauver », a-t-il indiqué.
Le PDS de Bama Félix Bayé qui a présidé le lancement de cette opération, a souhaité la bienvenue aux opérateurs de la mission. Il a félicité la population mobilisée tout en lui recommandant l’ordre et la discipline au cours de l’enrôlement.
Selon M. Bayé, la nécessité de cette opération se constate à travers l’engouement qu’elle suscite. « Une personne sans acte de naissance ne peut pas établir une CNIB. Une personne sans CNIB ne peut jouir de ses mouvements. Il lui est difficile d’accéder aux services sociaux de base et encore moins de se faire distinguer de ceux qui endeuillent nos populations laborieuses nuit et jour » a-t-il ajouté.
Pour lui, ce projet est une aubaine pour soulager les personnes déplacées internes amputées de leur liberté et les acteurs et partenaires de cette mesure sont à saluer pour leur écoute aux besoins vitaux et fondamentaux des populations.
Agence d’Information du Burkina
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