Sissili/Solidarité : L’association Yii-Bisnan au chevet des orphelins et des personnes vulnérables de la Sissili
Léo, 18 avril 2026 (AIB) – L’association Yii-Bisnan a célébré, ce samedi 18 avril 2026 à la Maison des Jeunes et de la Culture de Léo, la première édition de la « Journée de l’Orphelin ». Placée sous le thème « Ensemble contre la maltraitance des enfants », cette manifestation a été marquée par des remises de dons et des messages poignants en faveur de la protection des enfants vulnérables et des Personnes déplacées internes (PDI).
Présidée par le Haut-Commissaire de la province de la Sissili, Téwendé Isaac Sia, cette journée vise à « mettre du baume au cœur » des enfants ayant perdu leurs parents ainsi qu’aux personnes indigentes.
Le président de l’association Yii-Bisnan, Issaka Ouédraogo, a dressé un bilan social significatif. Son organisation accompagne actuellement 50 enfants dont 33 filles et 17 garçons à travers des prises en charge scolaires, sanitaires et alimentaires. « La maltraitance des enfants est une réalité que nous devons combattre avec fermeté », a-t-il martelé, avant de détailler les actions menées, notamment la formation de 30 femmes déplacées à la saponification et l’appui spécifique à des veuves en situation de grande précarité.
La représentante des bénéficiaires, Léna Nacro, a ému l’assistance par un témoignage direct sur les réalités de l’abandon et des violences. « Derrière nos sourires se cachent des douleurs… ne vous contentez pas de nous protéger, écoutez-nous et aimez-nous ! », a-t-elle lancé à l’assistance.
Sur le plan juridique, le juge des enfants au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Léo, Lazare Malgoubri, a rappelé que la protection de l’enfant est une obligation légale et communautaire. Citant un poète anglais, « L’enfant est le père de l’homme », il a exhorté les familles à ne pas laisser les enfants s’exposer à la délinquance par manque d’encadrement.
Le Haut-Commissaire, Téwendé Isaac Sia, a profité de cette tribune pour dénoncer vigoureusement l’exploitation et les privations dont sont victimes certains orphelins. « Un orphelin n’est pas un enfant de seconde zone. Dénoncer les abus est un devoir civique », a-t-il déclaré, assurant que l’administration veillera à l’application stricte de la loi.
Même son de cloche pour la porte-parole des parrains et marraines, Mme Topan/Sanogo Fatimata, qui a appelé à renforcer les mécanismes de protection pour que chaque enfant puisse « grandir dans la dignité ».
Le volet humanitaire de la cérémonie a été matérialisé par la remise de kits composés de sacs de riz de 25 kg, de maïs, de bidons d’huile. Ces dons ont bénéficié aux enfants suivis par l’association, à l’orphelinat de Boura, ainsi qu’à des familles déplacées internes.
La soirée, rythmée par les prestations artistiques de Keyt, Wisga Fils, Patricia La Slameuse ou encore Charlotte et King Layak, s’est achevée par la remise d’attestations de reconnaissance aux partenaires. Le représentant de Sa Majesté Lio-Pio Dan-Zwè a clos la cérémonie par des bénédictions, plaçant l’avenir de ces enfants sous la protection des ancêtres.
Agence d’Information du Burkina
BAN/ata


