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Burkina / Santé bucco-dentaire : Des journalistes et influenceurs outillés sur la prévention de la carie dentaire
Ouagadougou, 16 avril 2026 (AIB) – La Direction de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles a formé, ce jeudi, des journalistes et des influenceurs sur la prévention des affections bucco-dentaires, afin qu’ils servent de relais pour sensibiliser la population dans la lutte contre la carie dentaire, une pathologie souvent négligée mais qui constitue aujourd’hui un véritable problème de santé publique.
« Nous avons jugé opportun d’organiser cette rencontre d’échanges et d’orientation avec les journalistes et les influenceurs sur la santé bucco-dentaire et sa prévention, à travers une méthode simple et peu coûteuse pour la population, qui est le brossage régulier des dents », a affirmé la directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles, Dr Marie Angèle Awa Ouédraogo.
Selon elle, la santé bucco-dentaire constitue un enjeu majeur de santé publique. Elle a précisé qu’une enquête réalisée en 2021 sur la prévalence des maladies non transmissibles révèle que 52 % de la population souffre de carie dentaire au Burkina Faso.
Dr Ouédraogo a également souligné que les hommes et femmes de médias ainsi que les influenceurs doivent, à l’issue de cet atelier, jouer pleinement leur rôle de relais pour sensibiliser la population à la lutte contre cette maladie, à travers des gestes simples et accessibles, notamment le brossage des dents.
Elle s’exprimait jeudi à Ouagadougou, à l’occasion d’une rencontre d’échanges avec les journalistes et influenceurs, dans le cadre de la célébration en différé de la Journée mondiale de la santé bucco-dentaire.
« Plus de la moitié de la population est touchée par la carie dentaire et plus de 60 % souffre d’affections bucco-dentaires. Le coût du traitement devient élevé lorsque la prise en charge est tardive, d’où l’importance de la prévention », a-t-elle soutenu.
À l’écouter, les citoyens burkinabè doivent adopter des gestes simples, tels que le brossage régulier des dents, afin de prévenir la maladie et de maintenir une bonne santé.
Dr Marie Angèle Awa Ouédraogo a également indiqué que les problèmes de santé bucco-dentaire peuvent avoir des répercussions sur d’autres organes, notamment le cœur et les reins, et dans certains cas, conduire à des complications graves, voire à des cancers. Elle a ainsi insisté sur l’importance de se brosser les dents matin et soir.
La formatrice, Dr Héliane Paré, chirurgien-dentiste, assistée de sa collègue Dr Cendrine Ouédraogo, a abordé, entre autres, les causes, l’évolution et la prévention de la carie dentaire. Elle a par ailleurs souligné que l’État a intégré la santé bucco-dentaire dans les soins de santé primaires, en vue d’améliorer le bien-être des populations.
« De nouvelles techniques seront mises en place pour stopper la progression de la carie dentaire à tous les stades dans notre pays », a-t-elle confié.
Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Burkina Faso, Dr Clotaire Hien, partenaire technique et financier, a rappelé que la vision de son institution est de permettre à tous les peuples d’atteindre un niveau de santé acceptable.
Selon lui, la santé est globale et englobe à la fois le bien-être physique et mental. « On ne peut pas parler de santé aujourd’hui sans prendre en compte celle de la bouche », a-t-il affirmé.
Il a également indiqué que l’OMS consacre chaque année le 20 mars à la célébration de la santé bucco-dentaire, afin d’encourager les pays à développer des stratégies de promotion et de prise en charge des maladies liées à la dentition.
Agence d’information du Burkina
NO/yos


