La libération des emprises du barrage de Boulmiougou, des barrages n°1,2 et 3 et des zones environnantes ramenée du 14 au 25 avril 2026

La libération des emprises du barrage de Boulmiougou, des barrages n°1,2 et 3 et des zones environnantes ramenée du 14 au 25 avril 2026

𝐋𝐢𝐛𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐦𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐛𝐚𝐫𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐨𝐮𝐥𝐦𝐢𝐨𝐮𝐠𝐨𝐮, 𝐝𝐞𝐬 𝐛𝐚𝐫𝐫𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐧°𝟏, 𝟐, 𝟑 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐳𝐨𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬 : 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐥𝐚𝐢 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐠𝐮𝐞𝐫𝐩𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞́𝐚𝐦𝐞́𝐧𝐚𝐠𝐞́ 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐬𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐝’𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐧𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞́𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝’𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐈𝐬𝐦𝐚𝐞̈𝐥 𝐒𝐎𝐌𝐁𝐈𝐄́

Le Secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, monsieur Yassia KINDO, a présidé, ce vendredi 10 avril 2026 à Ouagadougou, une rencontre de concertation réunissant les acteurs impliqués dans l’opération de curage du barrage de Boulmiougou, des barrages n°1, 2 et 3, ainsi que des zones environnantes.

Cette rencontre a regroupé les services techniques du ministère et plusieurs structures partenaires, notamment la mairie de Ouagadougou, l’Agence de l’Eau du Nakambé, l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) et la Police de l’Eau. Elle visait à examiner la situation des occupants installés illégalement sur les berges et dans les cuvettes des barrages, en vue de faciliter la mise en œuvre des travaux.

D’entrée de jeu, monsieur KINDO a souligné que cette concertation s’inscrit dans le cadre des instructions du Ministre d’État, le Commandant Ismaël SOMBIÉ, qui a particulièrement insisté sur la nécessité de concilier l’exigence de libération des emprises avec la prise en compte des réalités sociales des populations concernées. À cet effet, il a été instruit de revoir le délai initial de déguerpissement et de proposer des mesures d’accompagnement adaptées, afin de permettre aux maraîchers et aux autres exploitants de poursuivre leurs activités dans des conditions mieux encadrées.

Dans cette dynamique, un moratoire a été accordé jusqu’au 25 avril 2026 pour la libération effective des sites. Cette décision traduit la volonté des plus hautes autorités de privilégier une approche à la fois ferme et sociale, conciliant impératifs d’intérêt public et accompagnement des acteurs impactés.

Revenant sur le processus engagé, monsieur Saïdou NASSOURI, Directeur de la salubrité publique et de l’hygiène, représentant le Président de la Délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, a rappelé que cette opération est l’aboutissement de plusieurs actions de sensibilisation et de concertation menées avec les producteurs maraîchers et les pépiniéristes. Il a notamment évoqué la rencontre du 24 avril 2025, qui avait permis de définir une feuille de route pour la libération des emprises, suivie d’un atelier d’évaluation des mesures d’accompagnement le 11 juillet 2025, ainsi que d’un forum de sensibilisation tenu les 5 et 6 novembre 2025 sur la rive gauche du barrage n°2. À ces initiatives s’ajoutent les campagnes de sensibilisation conduites tout au long de l’année par l’Agence de l’Eau du Nakambé, la Police de l’Eau et la mairie de Ouagadougou.

S’exprimant sur le nouveau délai accordé, monsieur NASSOURI a précisé qu’il tient compte à la fois des préoccupations des occupants et des contraintes techniques liées au calendrier des travaux, dont l’exécution devient difficile en période hivernale.

Par ailleurs, le Directeur général des Ressources en eau et de l’hydraulique, monsieur Souro André SANON, a rappelé que les travaux de curage visent à restaurer les capacités des barrages afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans la prévention des inondations, notamment à travers une meilleure évacuation des eaux pluviales. Il a également souligné l’importance de ces infrastructures dans la mobilisation des ressources en eau, dans un contexte marqué par des défis d’approvisionnement.

Dans cette perspective, il a relevé que certaines activités anthropiques, notamment l’utilisation de produits phytosanitaires, ont contribué à la dégradation de la qualité de l’eau, entraînant l’arrêt de certains prélèvements. La réhabilitation des barrages apparaît donc comme une nécessité pour améliorer durablement la disponibilité et la qualité de la ressource.

Enfin, le Directeur général de l’Agence de l’Eau du Nakambé, monsieur Boukaré SABO, a annoncé la mise en place de mesures d’accompagnement au profit des acteurs impactés. Celles-ci visent à faciliter leur réinstallation et à leur permettre de poursuivre leurs activités dans des conditions plus appropriées, en cohérence avec les objectifs de préservation des infrastructures et de gestion durable des ressources en eau.

𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛
Photo d’illustration : moussonews

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