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Burkina/Rapport Human Rights Watch : Un mouvement dénonce une instrumentalisation des droits humains à des fins politiques
Ouagadougou, 9 avr. 2026 (AIB) – Le Mouvement patriotique Le Faso d’Abord-Burkina Faso (MPFA-BF) a condamné mercredi à Ouagadougou, le rapport publié par Human Rights Watch sur la situation des droits humains dans le pays, y voyant une tentative d’instrumentalisation à des fins de déstabilisation politique et stratégique.
« Le MPFA-BF condamne avec la plus grande fermeté cette tentative manifeste d’instrumentalisation de la question des droits humains à des fins de déstabilisation politique et stratégique », a indiqué le président dudit mouvement, Hayouba Ouattara.
Le Mouvement patriotique Le Faso d’Abord-Burkina Faso (MPFA-BF) s’exprimait mercredi lors d’une conférence de presse à Ouagadougou.
Le MPFA-BF affirme avoir pris connaissance du document, couvrant la période 2023-2025, « avec indignation », dénonçant un contenu entaché de « graves insuffisances méthodologiques ». Selon le mouvement, le rapport s’apparente davantage à une « construction discursive orientée » qu’à une analyse rigoureuse et objective des réalités burkinabè.
M. Ouattara estime que cette publication s’inscrit dans un schéma récurrent visant à délégitimer les dynamiques souverainistes africaines, notamment dans des contextes marqués par la lutte contre le terrorisme.
« Loin de contribuer à un accompagnement constructif des peuples, ce type de rapport participe à une entreprise de fragilisation des États engagés dans des combats existentiels », soutient-il.
Le président du MPFA-BF souligne que la crise que traverse le Burkina Faso s’inscrit dans un environnement géopolitique complexe, caractérisé par des ingérences multiformes et des intérêts divergents. Il appelle, à cet effet, à une lecture « systémique, contextualisée et intellectuellement honnête » des questions liées aux droits humains.
Il critique également le recours à des sources qu’il qualifie d’opaques et difficilement vérifiables, ainsi que l’absence d’un ancrage empirique suffisant sur le terrain. Une telle démarche, selon lui, porte atteinte aux principes d’impartialité et de rigueur censés guider les organisations de défense des droits humains.
Par ailleurs, le MPFA-BF a exprimé son soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), saluant leur engagement dans la protection des populations civiles et la préservation de l’intégrité territoriale. Il dénonce toute tentative de « diabolisation systématique » de ces acteurs engagés dans la lutte contre l’insécurité.
Le mouvement met en garde contre les dérives consistant à transformer les droits humains en instruments de pression politique au service d’agendas extérieurs. Il estime qu’une telle approche contribue à affaiblir la crédibilité des principes universels qu’elle prétend promouvoir.
En conséquence, le MPFA-BF rejette les conclusions du rapport, qu’il considère comme une entreprise de désinformation, réaffirme son attachement aux principes de souveraineté et d’autodétermination, et appelle à une vigilance accrue face aux tentatives d’ingérence.
Il invite également les intellectuels africains et les organisations citoyennes à renforcer la production de savoirs endogènes sur les réalités du continent, avant de rappeler que la défense des droits humains demeure indissociable de celle de la souveraineté et de la dignité des peuples.
Agence d’information du Burkina
DNK/yos


