Burkina : la Révolution progressiste populaire expliquée aux stagiaires de l’ISTIC

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Burkina : la Révolution progressiste populaire expliquée aux stagiaires de l’ISTIC

Ouagadougou, 6 avr. 2026 (AIB) – Le président de la commission nationale de la Confédération des États du Sahel, Bassolma Bazié, a animé lundi à Ouagadougou une conférence au profit des stagiaires de l’Institut des sciences de l’information et de la communication (ISTIC) sur les enjeux et la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP), proclamée le 1er avril 2025 par le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré.

Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la semaine de l’engagement citoyen et de la solidarité des stagiaires de l’ISTIC, organisée par le bureau des étudiants du 6 au 11 avril 2026.

Le conférencier a indiqué que la Révolution progressiste populaire en cours au Burkina Faso se veut une rupture avec les pratiques du passé dans plusieurs secteurs de la vie nationale, notamment sur les plans politique, économique, social et culturel.

Selon Bassolma Bazié, la réussite de cette révolution passe par l’implication consciente et active des populations, particulièrement des jeunes, appelés à être éduqués, formés et organisés afin de contribuer efficacement à la construction de la nation.

Il a ainsi souligné la nécessité d’une transformation du système éducatif pour former des citoyens de qualité, attachés aux valeurs humaines et animés d’un esprit patriotique.

« Une révolution est une course de relais où chaque acteur formé est conscient de son rôle dans l’édification continue de la patrie », a-t-il déclaré.

Le président de la commission nationale de la Confédération des États du Sahel a également insisté sur les valeurs que doit incarner tout révolutionnaire, notamment l’humilité, le courage, l’exemplarité et l’amour du prochain.

Saluant l’initiative des stagiaires de l’ISTIC, il les a invités à se considérer comme des acteurs de cette dynamique révolutionnaire, étant donné que la jeunesse constitue, selon lui, la relève et l’un des piliers de cette transformation nationale.

Bassolma Bazié a par ailleurs évoqué certaines menaces susceptibles de freiner la marche révolutionnaire du pays, citant notamment les pressions sécuritaires, sanitaires, monétaires et judiciaires.

Face à ces défis, il a appelé à une prise de conscience collective, ainsi qu’à un engagement et à une détermination accrue du peuple burkinabè pour défendre la souveraineté nationale.

Le conférencier a enfin soutenu qu’il n’existe pas d’opposition entre révolution et démocratie populaire. Selon lui, ce que le Burkina Faso rejette, c’est la démocratie libérale importée, jugée inadaptée aux réalités et aux valeurs africaines.

Le pays, a-t-il affirmé, prône plutôt une démocratie communautaire fondée sur les valeurs et les bonnes mœurs africaines.

Agence d’information du Burkina
ZO/yos

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