Léo/Pâques : un message de résilience et de solidarité face aux défis sécuritaires
Léo, 5 avril 2026 (AIB)-La communauté chrétienne catholique de Léo a célébré ce dimanche la fête de Pâques à la paroisse Saint Joseph. Après quarante jours de pénitence et de prière, les fidèles ont communié dans la ferveur, porteurs d’un appel pressant à l’espérance et à la cohésion sociale.
La paroisse Saint Joseph de Léo a refusé du monde pour la messe de la résurrection, point d’orgue de l’année liturgique chrétienne. Entre chants de louange et danses rythmées, l’ambiance chaleureuse a témoigné de l’allégresse des fidèles après le temps du Carême.
Le célébrant du jour, l’abbé Antoine Kyélem, par ailleurs professeur au Grand Séminaire Saint Jean-Baptiste de Wayalghin, a centré son homélie sur la victoire de la vie sur la mort. Dans un contexte national marqué par des défis multiples, le prélat a tenu à galvaniser la foi des croyants. « Nous sommes convaincus que le mal n’aura jamais le dernier mot », a-t-il déclaré.
Évoquant la crise sécuritaire, l’abbé Kyélem a exhorté l’assemblée à ne pas céder au découragement.
« Même si nous sommes touchés par les méfaits de l’insécurité, nous devons garder courage et espoir. Que le Seigneur nous aide à sortir de cette situation. »
Il a également souligné que cette célébration n’est pas une fin en soi, mais un levier pour renforcer les liens de fraternité avec les autres confessions religieuses, afin de promouvoir une paix sociale durable.
La fête de Pâques à Léo a été marquée par une forte dimension sacramentelle avec de nombreux baptêmes d’enfants et d’adultes, célébrés lors de la veillée pascale et de la messe dominicale.
Pour les fidèles, cette croissance de la communauté est une source de grâce.
Madame Joséphine Sawadogo, s’exprimant au nom des paroissiens, a souligné que la résurrection est « le fondement même » de leur foi. « La famille chrétienne s’agrandit et nous rendons grâce à Dieu pour toutes ses merveilles », s’est-elle réjouie, précisant que la journée se poursuivrait par des visites aux familles et aux nouveaux baptisés.
L’accent mis sur le partage durant le Carême doit, selon l’abbé Antoine Kyélem, se poursuivre au-delà de la fête. Le partage fait partie intégrante de la mission du chrétien, consistant à manifester une solidarité telle que « personne ne se retrouve dans le besoin ».
Ce message de charité a trouvé un écho favorable chez les fidèles, qui aspirent à apporter un « changement positif » dans leurs quartiers et services respectifs, sous la lumière du Christ ressuscité.
Agence d’information du Burkina
BAN/ata


