24.1 C
Ouagadougou
samedi, 4 avril 2026
spot_img

Sissili : Le Cadre de Concertation Provincial mise sur la sécurisation foncière pour consolider la paix sociale

Sissili : Le Cadre de Concertation Provincial mise sur la sécurisation foncière pour consolider la paix sociale

Léo, 2 avril 2026 (AIB)-Le Haut-commissaire de la province de la Sissili, Téwendé Isaac Sia, a présidé, le jeudi 2 avril 2026 à Léo, la première session extraordinaire de l’année 2026 du Cadre de concertation provincial (CCP). Les échanges ont porté sur la problématique de la gouvernance foncière, avec l’appui technique de la Plateforme nationale Multi-Acteurs sur le Foncier (PMAF) et son partenaire « Lands for Life ».

Placée sous le signe de l’urgence d’une gestion foncière assainie, cette session extraordinaire a réuni les membres statutaires du CCP dont le Secrétaire général de la province (SGP), Baowinsida Bingo et le directeur régional de l’économie et de la planification de Nando, ainsi qu’une délégation de la PMAF.

L’ordre du jour a principalement porté sur la présentation de la Plateforme nationale multi-acteurs sur le foncier (PMAF) et l’état des lieux de la sécurisation foncière dans la Sissili.

Pour le Haut-commissaire, Téwendé Isaac Sia, la question foncière est le socle de la stabilité nationale. « Je suis convaincu que la gouvernance foncière constitue l’un des piliers majeurs de l’Initiative présidentielle. Au Burkina Faso, la paix et la cohésion sociale reposent en grande partie sur cette question », a-t-il déclaré.

Il a insisté sur la nécessité pour les populations d’obtenir l’Attestation de Possession Foncière Rurale (APFR), précisant que ce titre est souvent un préalable indispensable pour bénéficier de l’appui des partenaires au développement.

Monsieur Sia a d’ailleurs instruit les Présidents de délégations spéciales (PDS) de viser l’objectif « zéro dossier » en instance dans les mairies, tout en rassurant qu’il ne s’agit pas d’une « chasse aux sorcières », mais d’une recherche de transparence.

La province de la Sissili, bien que dotée d’un fort potentiel agricole, reste confrontée à de nombreux litiges. C’est dans ce contexte que la PMAF intervient pour promouvoir le dialogue entre acteurs étatiques et privés.

Selon le coordonnateur de la PMAF, Blaise Bama, l’ambition est d’assurer la sécurité alimentaire par une meilleure protection juridique des droits. « La question foncière étant d’une grande complexité, c’est uniquement par la concertation que les meilleures solutions pourront être dégagées », a-t-il souligné.

Il a réaffirmé la disponibilité de sa structure à accompagner la province pour pérenniser ces cadres de dialogue afin de protéger tant les propriétaires que les exploitants.

Malgré l’optimisme suscité par l’arrivée de la PMAF, des défis structurels ont été soulevés par les autorités locales. La Présidente de la délégation spéciale (PDS) de Boura, Judith Diasso/Kanyala, a pointé du doigt les difficultés liées à la délimitation des communes.

« Les litiges territoriaux compliquent la tâche des PDS. Tant que ces problèmes ne sont pas résolus aux échelons provincial ou national, il sera difficile d’appliquer des solutions durables au niveau local », a-t-elle plaidé.

Elle a conclu en appelant à un rétablissement plein et entier de l’autorité de l’État sur la gestion globale des terres pour permettre aux administrateurs locaux d’arbitrer efficacement les conflits.

Au terme des travaux, les participants ont formulé des recommandations visant à rendre les commissions foncières locales (CFL) pleinement opérationnelles dans toutes les communes de la province.

Agence d’information du Burkina
BAN/ata

ARTICLES RECENTS

Articles Similaires