Burkina/Gestion des risques agricoles : Un réseau plaide pour la formation la femme rurale
Ouagadougou, 2 avril 2026 (AIB)- Le Réseau pour la promotion et l’autonomisation de la femme rurale (REPAFER) a organisé jeudi un atelier de plaidoyer en vue de mobiliser les partenaires techniques et financiers pour soutenir la formation des femmes rurales en gestion des risques agricoles sensibles au genre.
Cinq modules de formation destinés à renforcer la résilience des productrices rurales face aux aléas agricoles ont été conçus et présentés aux partenaires par le Réseau pour la promotion et l’autonomisation de la femme rurale (REPAFER), pour la mise en œuvre de son programme de formation-action sur la période triennale 2026-2029.
Ces modules traitent notamment de la gestion sur le renforcement des capacités d’adaptation aux changements climatiques, des pratiques d’atténuation des risques agricoles, de la promotion de solutions innovantes favorisant la résilience économique et climatique, ainsi que de l’intégration des approches sensibles au genre dans les stratégies de gestion des risques agricoles.
Selon le consultant chargé de l’élaboration des modules de formation Issaka Savadogo, des outils spécifiques tels que l’assurance agricole, l’agriculture contractuelle, l’entrepreneuriat agricole féminin et la promotion des biopesticides ont été intégrés.
Il a précisé que l’objectif final est de permettre aux femmes rurales d’innover, de diversifier leurs activités et de renforcer leur autonomie face aux crises éventuelles. Le consultant a également annoncé des sessions de formation de formateurs pour une diffusion durable.
La directrice exécutive du REPAFER Burkina, Mamounata Ki/Ouédraogo, a souligné que cet atelier de plaidoyer marque une étape essentielle après la validation des guides de formation.
Elle a indiqué que l’objectif est de définir des pistes de collaboration pour un programme triennal couvrant la période 2026-2029, en favorisant une synergie d’actions dans les zones d’intervention du réseau.
Mme Ki/Ouédraogo a insisté sur l’importance d’inclure les hommes dans ce processus d’autonomisation. Les actions prévues par le REPARER, basé à Manga, concernent notamment l’accès à la terre, à l’eau et au crédit, ainsi que la production de fertilisants organiques comme le « Bokashi » pour répondre aux défis du changement climatique.
Dr Mariam Zongo/Dama, chercheur à l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA), a salué la pertinence de cette initiative qui permet de vulgariser les technologies issues de la recherche scientifique.
Expert en agroécologie, elle a exprimé sa satisfaction de voir des actions concrètes de terrain s’attaquer aux défis réels des femmes rurales.
Dr Zongo/Dama, espère que cet atelier permettra de sensibiliser les partenaires techniques et financiers afin qu’ils acceptent d’accompagner ces initiatives.
Pour elle, un tel appui donnera plus de visibilité et d’impact aux efforts menés pour aider les femmes à surmonter leurs difficultés quotidiennes.
Agence d’information du Burkina
RAB/NAT/yos


