Les manifestants ont promis sortir le samedi 27 novembre prochain.

Séno : Des manifestants dénoncent l’insécurité et la mal gouvernance

 Dori, (AIB)-Le collectif des organisations de la société civile du Sahel a organisé une journée de protestation à travers une marche dans les rues de Dori le jeudi 25 novembre 2021 pour dénoncer la montée l’insécurité et la mal gouvernance.

Dori avait l’aire d’une ville morte et pour cause, les deux marchés, les commerces, boutiques et les établissements scolaires ont été fermés suite à l’appel du collectif des organisations de la société civile du Sahel à la journée de protestation du jeudi 25 novembre 2021 pour dénoncer la montée le d’insécurité et la mal gouvernance.

Pour ce faire, le terrain municipal jouxtant le lycée provincial de Dori a servi de point de ralliement des manifestants dès 7 heures.

Peu avant 9 heures, les manifestants avec des banderoles et des pancartes où l’on pouvait lire « Soutien aux FDS » ou « Trop c’est trop » et scandant d’autres slogans ont sillonnés les artères de la capitale du Liptako dans la matinée du jeudi 25 novembre 2021.

Partis du terrain municipal, les manifestants avec à leur tête les responsables du collectif des organisations de la société civile du Sahel sont passés devant la SONABEL pour rejoindre le rond-point Arba Hama Diallo avant de revenir sur le point de départ où un message a été lu. Pour le porte-parole du collectif des organisations de la société civile du Sahel Abdoulaye Hoéffi Dicko, cette marche a été organisée pour exprimer le ras-le-bol de la mal gouvernance du pouvoir en place.

Le porte-parole du collectif des organisations de la société civile du Sahel Abdoulaye Hoéffi Dicko : « Les populations du Sahel resteront debout, dans un esprit de résilience ».

De Son avis, cela fait bientôt deux ans que des marches sont organisés et des plateformes revendicatives sont déposées sans suite.

Avec ce qui vient de se passer à Inata, a-t-il déploré, où les soldats ont été affamés avant de tomber sous les balles assassines des groupes armés, il était important pour les sahéliens de sortir et pour dénoncer la montée de l’insécurité et la mal gouvernance.

«Contrairement a ce qui a été dit, nous vivons déjà l’apocalypse et ce depuis six ans. Depuis le début des attaques au Sahel jusque maintenant, nous pouvons compter plus d’un millier de morts civils comme militaires. Nos écoles et nos centres de santé sont fermés et nos économies sont à la ruine », explique le porte-parole du collectif.

Dans un tel contexte, il a affirmé que la population du Sahel exige que le droit à la sécurité et à la vie soit garanti sous toutes ses formes ainsi que l’intégrité du territoire burkinabé.

«Nous demandons également que notre plateforme citoyenne minimale soit satisfaite dans les meilleurs délais pour le bonheur des populations du Sahel et de l’ensemble du Burkina. Enfin, nous voulons que la bonne gouvernance soit notre boussole pour une indépendance réelle et véritable dans notre pays » a conclu le porte-parole du collectif des organisations de la société civile du Sahel.

Agence d’information du Burkina

Souaibou NOMBRE

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