Burkina-CCI-BF-Election consulaire

Sanmatenga : «Je donnerai le meilleur de moi-même», Mikaïla Sawadogo alias Nico, nouvel élu consulaire 

Kaya, 18 nov. 2021 (AIB)-Secrétaire général du Syndicat national des commerçants du Burkina Faso (SYNACOMB) de la région du Centre-Nord, vendeur de téléphones portables, de noix de cajou et karité, de sésame…, Mikaïla Sawadogo alias Nico, élu dimanche  en tant que membre consulaire de la Chambre du commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) pour le compte du Sanmatenga, a promis de donner le meilleur de lui-même, dans la défense des intérêts moraux et matériels de tous les commerçants de sa localité.

  Agence d’information du Burkina (AIB) : Etes-vous satisfaits du déroulement du processus électoral ?

Mikaïla Sawadogo (M.S.) : Le scrutin s’est bien déroulé. Les élections ont été libres et transparentes, avec à la clé un résultat des urnes incontesté. La sécurité a été déployée sur les lieux même si nous déplorons l’absence des autorités communales et régionales. Nous étions trois sur la liste de candidature dans le Sanmatenga. Au verdict des urnes, j’ai obtenu 124 voix contre 121 pour Rasmané Koégo.

La troisième place est occupée par Harouna Sawadogo avec 26 votants. 2 bulletins ont été nuls. Globalement, nous sommes satisfaits des résultats des urnes.

Nous pensons que nous avons su vendre notre projet auprès des électeurs, parce que nous avons bien préparé notre campagne électorale. Malgré le défi sécuritaire, nous avons battu campagne dans plusieurs zones de la province telles que Barsalogho, Pissila, Boussouma, Korsimoro… Notre stratégie consistait à présenter la CCI-BF, ses relations et opportunités aux électeurs, à leur expliquer comment se fera le vote et la responsabilité d’un élu consulaire.

AIB : Un syndicaliste  à la conquête d’un siège consulaire de la CCI-BF, cela n’a-t-il pas été un frein.

M.S. : En tant que SG du Syndicat national des commerçants du Burkina Faso (SYNACOMB) de la région du Centre-Nord, notre responsabilité était de défendre les intérêts moraux et matériaux des commerçants de la localité. Par exemple, dans tous les services comme la Douane et les Impôts et même auprès des autorités régionales, nous avons œuvré à ce que le droit du commerçant soit respecté selon les textes en vigueur.

La jeunesse actuelle a les yeux ouverts. Car, elle préfère des actions concrètes que des promesses. Nous pensons humblement que ce sont ces efforts consentis qui nous ont permis d’être un élu consulaire. Et, nous remercions tous ceux qui ont porté leur confiance en nous. Ils l’ont fait pour eux-mêmes.

De ce fait, nous puissions les rassurer que nous donnerons le meilleur de nous-mêmes pour, non seulement,  défendre leurs intérêts dans la sphère des affaires, mais aussi d’être leur porte-parole auprès de la CCI-BF.

AIB : Quels sont vos projets pour les cinq prochaines années?

M.S. : D’ores et déjà, plusieurs projets sont en vue en faveur des commerçants de la province. Il s’agit, entre autres, de la formation des jeunes, de l’accord de micro-crédits aux femmes pour leurs Activités génératrices de revenus (AGR) et de la dotation en matériel de travail aux commerçants qui bénéficieront des formations.

Il y a aussi d’autres projets de la CCI-BF que nous pourrons exploiter pour le développement socioéconomique de la province. Outre ces opportunités, nous allons nous-mêmes monté des projets de formation et d’appui-conseil aux jeunes qui ont des projets.

Nous plaiderons également pour la construction de marchés dans les communes qui n’en possèdent pas d’une part et l’achèvement de certains chantiers en souffrance d’autre part.

Pour faciliter l’écoulement de nos produits commerciaux dans les pays voisins comme le Mali, le Niger…, nous allons tisser un partenariat avec certaines structures financières étrangères.

Quant aux Petites et moyennes entreprises (PME), nous allons œuvrer pour la formation, l’acquisition de matériel et surtout pour la régularisation des documents, notamment le numéro Identifiant fiscal unique (IFU), le registre de commerce… Nous allons également les (PME) approcher davantage pour plus de synergie d’actions.

AIB : Avez-vous des doléances pour l’atteinte de vos objectifs ?

M.S. : La crise sécuritaire a eu un impact considérable sur le secteur informel dans la bande nord du Sanmatenga, avec à la clé des marchés incendiés par des groupes armés terroristes. Par exemple, lors de la campagne électorale consulaire, nous sommes allés un jour du marché de Barsalogho, nous avons constaté au moins 100 boutiques fermées et plus de 200 hangars vides.

Nous exhortons donc les plus hautes autorités à renforcer le dispositif sécuritaire dans cette bande.

De même, nous avons aussi un manque criard de marchés dans les 11 communes de la province. A titre illustratif, les communes de Barsalogho, Namissiguima, Dablo, Pissila, Pibaoré… n’ont pas de marchés construits.

La construction du marché de Korsimoro est inachevée. Le marché de Bousouma est construit mais non fonctionnel. Or, ce sont les marchés qui développent un pays.

La construction des marchés dans ces communes permettra de sécuriser les produits commerciaux.

Enfin, nous demandons à l’équipe sortante du Centre-Nord de faire le bilan de son mandat, parce que lors de l’Assemblée générale de la CCI-BF, tenue récemment à Ouagadougou, toutes les 12 régions du Burkina Faso ont fait leurs bilans des activités des cinq années écoulées, sauf celle du Centre-Nord. Cet exercice de redevabilité nous situera sur ce qui a été fait, les activités non réalisées, afin que nous puissions rectifier le tir.

Agence d’information du Burkina

Interview réalisée par Emil Abdoul Razak SEGDA

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