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Burkina : Réflexions pour un meilleur accès des populations aux services financiers malgré l’insécurité  

Ouagadougou, 18 nov. 2021 (AIB)-Les acteurs de l’inclusion financière ont entamé jeudi pour deux jours, des réflexions pour un meilleur accès des populations aux produits et services financiers dans un contexte de défis sécuritaire au Burkina Faso.

Les travaux de la session 2021 du Cadre national de concertation des acteurs de l’inclusion financière ont débuté ce jeudi dans la capitale burkinabè et vont s’achever demain vendredi.

Ils s’articulent autour du thème « Inclusion financière et situation sécuritaire au Burkina Faso : Quelles innovations pour un meilleur accès des populations aux produits et services financiers ? ».

Selon le représentant du ministre en charge des Finances, Dr Abel Somé, ce thème donnera l’occasion aux acteurs de l’écosystème financier d’échanger sur leurs  préoccupations  et  de  créer  une  synergie  d’actions  en  vue  de  renforcer la résilience du secteur de l’inclusion financière, dans ce contexte d’insécurité.

Il a expliqué que « du  côté  de  l’offre,  les  fournisseurs  de  services  financiers ne parviennent plus à offrir des produits et services financiers dans les zones en proie à l’insécurité ».

 

Le représentant du ministre en charge des Finances, Dr Abel Somé

Aussi, les fournisseurs ne prennent plus le risque de s’y implanter, a-t-il poursuivi. En plus de cela, M. Somé a regretté que certains prestataires de services financiers qui s’étaient déjà implantés, aient été contraints de fermer des points de service.

Pour ce qui concerne le volet de la demande, il a fait savoir que la faiblesse des revenus des populations victimes d’insécurité, surtout en milieu rural, limite leur consommation en produits et services financiers.

« La plupart des Personnes déplacées internes (PDI), les personnes restées dans les localités en proie à l’insécurité ainsi que les communautés accueillant les PDI, n’ont pas un  accès adéquat aux services sociaux de base et ont perdu des actifs et des biens produits », a-t-il dit .

A l’entendre, c’est au regard de toutes ces difficultés que rencontrent les institutions financières et les populations que le Cadre national de concertation des acteurs de l’inclusion financière s’est senti interpelé.

 

Les participants vont réfléchir pendant deux jours autour du thème « Inclusion financière et situation sécuritaire au Burkina Faso : Quelles innovations pour un meilleur accès des populations aux produits et services financiers ? ».

Il a soutenu que l’inclusion financière constitue un levier important pour le  développement au sens qu’elle favorise la participation des individus et des entreprises aux activités économiques et permet  non seulement, de créer  des  emplois, d’augmenter le revenu des agents économiques mais aussi de réduire la pauvreté.

« Même si le bilan de l’inclusion financière au Burkina Faso est assez intéressant, avec un taux de 75%, il reste quand même 25% des populations, soit environ 6 millions de jeunes, qui n’ont pas accès ou ont perdu l’accès aux services financiers, à recouvrer », a déclaré le secrétaire permanent de la promotion de l’inclusion financière, Lin Hien.

Il a invité les participants aux travaux, à partager leurs expériences sur les bonnes pratiques, à identifier des  partenariats possibles et à proposer des mécanismes ou des  offres innovantes pouvant favoriser l’inclusion financière et la résilience.

Agence d’information du Burkina

KR/wis

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