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Burkina :  Une association propose qu’une cour martiale juge les terroristes

Ouagadougou, 17 nov. 2021 (AIB)-Le Mouvement des peuples citoyens (MPC) a invité, mercredi, le gouvernement, à la création d’une cour martiale pour juger les terroristes et leurs supplétifs.

« Le Burkina est en guerre et l’ennemi est bien connu. En conséquence, le gouvernement burkinabè doit sortir de sa frilosité politique et s’imposer une autre voie  » a souhaité mercredi, le coordonnateur national du Mouvement des peuples citoyens (MPC) Idrissa Nogo.

Cette nouvelle voie, selon M. Nogo est  » la création d’une cour martiale exclusivement constituée de militaires pour juger les terroristes et leurs supplétifs ».

Idrissa Nogo s’exprimait ce mercredi à Ouagadougou, lors d’une conférence de presse ténue sur la situation sécuritaire qui prévaut au Burkina Faso.

Il a expliqué qu’une cour martiale est un tribunal d’exception créée en temps de guerre pour juger les citoyens d’un pays qui pactise avec l’ennemi.

Selon ses explications, après cinq ans de contact avec l’ennemi, de nombreux experts militaires s’accordent à reconnaitre que les attaques terroristes dans leur ensemble sont retombées dans les stratégies et tactiques militaires conventionnelles classiques connues des officiers burkinabè.

Pour lui, les hommes armés non identifiés (HANI) sont désormais connus et « ce sont des Burkinabè ».

Alors, « il n’y a plus de guerre asymétrique imposée qui tienne », a laissé entendre le coordonnateur du MPC.

« Aujourd’hui ce sont des Burkinabè qui tuent des Burkinabè et qui se complaisent fièrement à réaliser et diffuser des vidéos aux contenus macabres et horribles sur les réseaux sociaux », a-t-il fait savoir.

A l’entendre, le mouvement souscrit favorablement à l’appel solennel du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, à l’union sacrée de tous les Burkinabè autour des Forces de défense et de sécurité dans cette lutte contre le terrorisme.

Toutefois, « le MPC attend, des plus hautes autorités qu’elles démontrent leur ardeur à la sanction, et ce, quelle que soit la faute et quelle que soit la qualité supposée de l’auteur de la faute », a-t-il dit.

En réponse à un journaliste, qui l’interrogeait sur la nécessité de créer cette cour martiale alors qu’il existe déjà un tribunal spécialisé dans la répression des actes terroristes, M. Nogo dit de ne pas confondre les deux, et à renvoyer le journaliste, à sa définition citée plus haut.

Concernant l’appel à la démission du président Kaboré, lancée par certaines organisations de la société civile, le coordonnateur du MPC dit ne pas être convaincu que cela soit la solution face à cette crise sécuritaire.

Il en veut pour preuve l’exemple du Mali, où plusieurs régimes se sont succédés à la tête de l’Etat sans pour autant pouvoir mettre fin à l’hydre terroriste dans le pays.

« Je ne défends pas Roch ! Qu’il soit là ou démissionne ne changera en rien ma situation », a déclaré M. Nogo.

Il a néanmoins rappelé au chef de l’État qu’« il a prêté serment de garantir (aux Burkinabè), la paix, la liberté et la défense du pays « .

Il l’a ensuite invité à   » assume(r) cela sinon ça sera une démission de (sa part) de ses fonctions régaliennes et prérogatives, (chose qui) est différent  (Selon Nogo), de la démission exigée par les uns et les autres ».

Agence d’information du Burkina

KR/wis

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