Burkina-Presse-Revue

Burkina : Justice, port sec de Bobo, faits de société, à la une des journaux

Ouagadougou, 11 nov. 2021 (AIB)-Les quotidiens burkinabè de ce jeudi arborent l’extension du port sec de Bobo, des faits de société et le procès de Thomas Sankara,  à leur une.

« Procès Thomas Sankara : échanges musclés entre Gilbert Diendéré et les parties civiles », titre le journal national, Sidwaya.

Le quotidien rapporte que le procès de l’assassinat de Thomas Sankara et ses douze compagnons s’est poursuivi mercredi, à Ouagadougou, au Tribunal militaire délocalisé à Ouaga 2000.

Inculpé pour quatre chefs d’accusation, le général Gilbert Diendéré a continué à plaider non coupable dans l’affaire Sankara en répondant aux questions des parties civiles, informe le journal.

« Procès Thomas Sankara : dialogue de sourds entre le ‘’bouché’’ Farama et le ‘’taré’’ Diendéré », affiche L’Observateur Paalga, le plus ancien des quotidiens burkinabè.

Le média indique que Diendéré était à la merci des avocats de la partie civile, qui l’ont bombardé de questions toute la journée.

Le journal dit qu’il s’agissait de démontrer l’implication de celui qui était lieutenant lors du coup d’Etat qui a couté la vie au père de la révolution burkinabè.

Refusant visiblement de revenir sur des réponses qu’il avait données la veille, Diendéré a qualifié Me Farama de ‘’bouché’’ sans vouloir l’insulter.

« Si je suis bouché, c’est que vous êtes taré », a répliqué l’homme en robe noire, rapporte le journal.

Le Pays, un autre quotidien privé, titre « procès de l’assassinat de Thomas Sankara : je ne vais pas assumer quelque chose que je n’ai pas fait ».

Selon le journal, après avoir plaidé non coupable, le général montre qu’il n’y est pour rien dans la mort du président Thomas Sankara et ses 12 camarades d’infortune.

De son côté, L’Express du Faso, un journal privé édité à Bobo-Dioulasso, titre « procès de l’assassinat de Thomas Sankara : je n’étais pas au courant du complot de 20 heures », citant les propos du présumé accusé, Gilbert Diendéré.

Le quotidien rapporte qu’au deuxième jour de sa comparution, l’accusé parle des forces en présence au moment des faits, de la réunion le matin du 15 octobre 1987, des relations entre les deux camps.

« L’extension du port sec de Bobo : ‘’les travaux avancent très bien’’, selon le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré », rapporte Sidwaya dans un autre registre.

Le journal informe que le Premier ministre a visité mercredi, les chantiers de réhabilitation, de réaménagement et de bitumage en béton bitumineux des voies d’accès au port sec et de l’avenue Châlons-en-Champagne à Bobo-Dioulasso. Il a également visité les travaux de l’extension du port sec dans la même ville.

Le quotidien de Bobo  titre : « voies d’accès au port sec et à l’avenue Châlons-en-Champagne : les infrastructures seront réceptionnées dans deux mois ».

Il indique que l’objectif de la visite du Premier ministre est de s’enquérir du niveau d’avancement des travaux de ces deux chantiers.

En fait de société, Sidwaya fait cas de la marche dans la ville de Fada N’Gourma en titrant : « ville morte à Fada N’Gourma : la grogne de la population continue ».

Les populations de l’Est, sorties à l’appel du mouvement ‘’U Gulmu Fi’’, ont observé une journée ville morte, sur toute l’étendue du territoire régional pour exiger, entre autres, la sécurité, la réhabilitation des routes et du Centre hospitalier régional de Fada N’Gourma, renseigne le média.

Sur le même sujet, L’Observateur Paalga affiche, « U Gulmu Fi : ville morte pour ne pas mourir ».

Selon le journal, le mouvement U Gulmu Fi a organisé sa 3e manifestation hier mercredi pour exiger la satisfaction de sa plate-forme.

Il a indiqué par ailleurs qu’après les marches d’avril et d’août 2021, le mouvement a changé de stratégie de lutte et c’est le ‘’Gulmu mort’’ qui a été initié.

De son côté, Le Pays, évoque « insécurité à l’Est : ville morte sur fond de forte mobilisation à Fada ».

Après deux marches meeting de protestation sans succès, le mouvement ‘’U Gulmu Fi’’ a organisé une journée ville morte dans toutes les localités de la région de l’Est, informe le journal tout en indiquant que dans le chef-lieu de la région, Fada N’gourma, les rues étaient désertes.

Toujours en fait de société, Sidwaya fait cas de l’ouverture de la 9e édition du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP) en titrant « FILEP 2021 : construire des médias résilients ».

Le Centre national de presse Norbert Zongo organise du 10 au 13 novembre 2021 à Ouagadougou, la 9e édition du FILEP sous le thème « au carrefour des crises sanitaire et sécuritaire, politique et des mutations technologies, construisons des médias résilients au service des citoyens africains », indique le journal.

Pour sa part, Le Pays, arbore : « 9e édition du FILEP : la résilience des médias face aux crises sécuritaire et sanitaire ».

Le quotidien informe que cette édition du FILEP qui se tient dans un contexte de crise sanitaire et sécuritaire va poser la problématique de la survie, de la résilience des médias face à ces crises.

Agence d’information du Burkina

KR/wis

 

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here