Les acteurs ont adhéré au plaidoyer d’intensification de la lutte contre les violences infligées aux enfants.

Burkina/Violence faite aux  enfants : Un plaidoyer pour intensifier la lutte

Ouagadougou, (AIB)-Le secrétariat permanent  du conseil national  pour l’enfance  a réuni  les acteurs  impliqués dans la protection de l’enfant  au  cours d’un atelier de plaidoyer  en faveur d’une accélération  de la lutte contre les violence faites aux enfants,  vendredi 22 octobre 2021.

L’heure est à la mobilisation générale pour  mettre fin aux maltraitances dont sont victimes les  enfants au Burkina Faso.

C’est le message  fort  que le secrétariat permanent  du conseil  national  pour l’enfance  (SP/CNPE) a   adressé à tous les acteurs impliqués dans ce combat, au cours d’un atelier  de plaidoyer, vendredi 22 octobre 2021 à Ouagadougou.

La rencontre a réuni aussi  bien des acteurs étatiques en l’occurrence  les ministères en charge de la famille,    de la  santé,  de l’éducation nationale,  de la sécurité,  de la fonction publique et des finances que des organisations non gouvernementales qui œuvrent dans ce domaine avec  comme chef de file le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

Pour la ministre  de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo/Marchal, La lutte contre les violences faites  aux enfants  doit être un combat quotidien de tous.

La ministre en charge de la famille à inviter les acteurs non étatiques à soutenir davantage le SP/CNPE pour renforcer la protection de tous les enfants au Burkina Faso.

«Il est nécessaire d’inculquer aux enfants des attitudes saines et des traits positifs afin qu’ils grandissent et deviennent de bons adultes. Si nous donnons de   la joie, l’épanouissement et une bonne éducation à nos enfants, c’est ce qu’ils rendront à la société lorsqu’ils seront adultes et ainsi le Burkina Faso  sera un pays où il fait bon vivre. », a-t-elle insisté.

En effet selon une étude menée  en  2018 par le ministère en charge de la famille, 1 enfant sur 4 est victime d’au moins une forme de violence.

Les familles restent de loin, à 75% les lieux où s’exerce le plus cette violence,  avec comme principaux auteurs les 2 parents, suivies de l’école, puis de la rue.   Toutefois la ministre a relevé que le   Burkina Faso s’est doté d’un cadre institutionnel  favorable à  l’épanouissement de tous les enfants, qui lui a valu d’avoir le statut de pays pionnier dans le cadre de la campagne mondiale ‘’Ensemble mettre fin à la violence’’.

 

«Il  s’agit  entre autres, du lancement en novembre 2019 d’une campagne nationale de lutte contre les violences faites aux enfants,  de l’adoption de la stratégie nationale 2019-2023 de lutte contre  les pires formes de  travail  des enfants  et de la stratégie nationale 2020-2024 de protection de l’enfant, et  la création  des lignes  vertes de signalement  et de dénonciation des cas de violence »,a-t- elle cité.

Plus d’actions

La représentante  résidente de  l’UNICEF  au Burkina Faso, Sandra Latouf, dont l’agence assure le leadership mondial en matière de lutte   contre les violences faites aux enfants,  a félicité le Burkina pour les efforts  consentis.

Ainsi, elle a  salué les consultations pour mettre en  place  l’interopérabilité entre les acteurs  et les institutions de protection de l’enfant et les efforts de coordination interministérielle pour la protection de l’enfance au Burkina Faso.

«Mais nous appelons à plus d’actions.  Nous recommandons plus d’engagement politique et de financement  pour offrir une aide plus  robuste et adaptée  aux enfants et aux jeunes. Nous encourageons la poursuite de la collecte des données  sur l’ampleur du phénomène et  l’application de la loi  pour mettre fin à l’impunité.», a-t-elle plaidé.

Des recommandations que  le SP/CNLPE a décliné en attentes claires par rapport à chaque  ministère. Le ministère en  charge de la famille  est ainsi encouragé à construire ou réhabiliter des centres de transit  dans toutes les provinces pour la prise en charge des enfants  victimes de violence.

La représentante résidente de l’UNICEF au Burkina, Sandra Latouf : « nous plaidons pour un renforcement de l’engagement politique et financiers en vue d’éradiquer ensemble les violences faites aux enfants Burkina Faso à l’horizon 2030 ».

Le ministère en charge de l’éducation est invité pour sa part  à plaider auprès des établissements privés pour l’instauration d’un quota pour l’inscription des enfants vulnérables.

La construction et l’équipement des services sociaux de base dans les CMA et la gratuité des certificats médicaux pour les enfants victimes de violence sont des actions attendues au niveau du ministère en charge de la santé.

Même en conflit avec la loi, les enfants méritent d’être protégés,  c’est pour cela que le SP/CNPE appelle à la construction  de locaux conformes aux normes conventionnelles en matière des droits des enfants.

La campagne mondiale ‘’ Ensemble mettre fin à la violence ‘’,  portée par un partenariat  mondial, a été lancé en fin  2020. Elle  est basé sur la cible 16.2 des ODD qui  demande de mettre  un terme à la maltraitance, à la traite et à toutes formes de  violence et de tortures dont sont victimes les enfants.

Agence d’information du Burkina

Nadège YE        

 

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