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Burkina : 126 recommandations pris pour rendre le secteur privé plus performant

Ouagadougou, 4 oct. 2021 (AIB)-La 4e édition de la rencontre nationale Etat/ Secteur privé, a pris fin samedi à Bobo-Dioulasso, sous la présidence du Premier ministre Christophe Dabiré, par la formulation de 126 recommandations, dont la mise en œuvre permettra de rendre le secteur privé plus performant.

Parmi les 126 recommandations, 18 ont un lien direct avec le thème de la rencontre, 10 sont d’ordre général, 4 d’ordre diverse, et 94 sont spécifiques à des secteurs d’activités.

Parmi les recommandations en lien avec le thème de la rencontre, on peut citer par exemple, l’application effective des textes organisant le commerce de gros, de demi-gros et de détail.

A cela, on peut ajouter, « la mise en place d’un fonds de garantie dédié au financement des PME (Petites et moyennes entreprises) affectées par la Covid-19, l’élimination des barrières tarifaires déguisées pratiquées par certains Etats, la réduction du coût des facteurs de production ».

Il y a également le renforcement de la lutte contre la concurrence déloyale, la fraude et les tracasseries routières, l’allègement des conditions d’obtention des visas d’entrée au Burkina Faso, ainsi que le développement des infrastructures routières, pour désenclaver les zones de production, afin de faciliter le commerce transfrontalier.

Parmi les recommandations d’ordre général, on relève le report du paiement de la TVA après encaissement des créances dues par l’Etat, l’application effective du décret instituant un quota de 15% des marchés publics en faveur des PME et le recours au levier fiscal pour rendre plus attractif, l’investissement dans l’industrie.

Le chef du gouvernement a salué la pertinence des recommandations et promis de soumettre les conclusions des travaux, à l’examen du Comité national de pilotage du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/Secteur privé (CODESP), dont il assure personnellement la présidence.

« Je veillerai personnellement à ce que les propositions issues des conclusions, soient traduites sans délai, en actions concrètes par les départements ministériels », a déclaré le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, ce samedi, dans son discours de clôture de la 4e édition de la CODESP.

Il s’est réjoui de la qualité des conclusions auxquelles l’Etat et le secteur privé burkinabè sont parvenus, à l’issue des échanges.

« Votre participation active à cette rencontre témoigne de votre capacité à appréhender les maux qui minent notre économie. Elle dénote également de l’intérêt que vous accordez à ce précieux cadre de dialogue », a-t-il dit à l’endroit du monde des affaires.

La 4è édition de la CODESP s’est déroulée sous le thème central : « l’Accord de la zone de libre-échange continentale Africaine (ZLECAf) : défis et opportunités pour la transformation structurelle de l’économie burkinabè ».

Pour le chef du gouvernement, les opportunités offertes par la ZLECAf, qui ne sont plus à démontrer, imposent au secteur privé, de se restructurer et de mieux s’organiser, pour ne pas être en reste sur l’échiquier des échanges commerciaux inter africains.

Cette zone, a soutenu Christophe Joseph Marie Dabiré, devrait offrir des opportunités aux agriculteurs, aux industriels et autres opérateurs économiques, aux femmes et aux jeunes de notre pays, à travers notamment, la création de chaînes de valeur interétatiques, a-t-il relevé.

A cela, il a ajouté « l’expansion et la diversification de la production et du commerce, l’augmentation des possibilités d’emploi dans tous les domaines, la réduction des coûts des transactions et de production ».

Christophe Joseph Marie Dabiré a révélé aux acteurs du secteur privé, que le gouvernement s’est déjà doté d’une stratégie nationale ZLECAf, pour accompagner le monde des affaires à tirer pleinement profit de cet important marché.

« Je voudrais vous réaffirmer et vous rassurer que le gouvernement poursuivra ses efforts de sécurisation du pays, de renforcement de la bonne gouvernance, d’amélioration du climat des affaires et de promotion des produits locaux, en vue du développement du marché intérieur », a-t-il ajouté.

« Notre rencontre a tenu ses promesses, avec de nombreuses recommandations, dont la mise en œuvre permettra d’inscrire nos entreprises dans la dynamique de la résilience et de l’amélioration de leur compétitivité, face aux défis de la ZLECAf », a fait remarquer pour sa part le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) Mahamadi Savadogo.

Il a souhaité que les principales recommandations formulées, fassent l’objet d’un examen approfondi par le gouvernement, afin d’apporter des réponses appropriées.

Par ailleurs, le président de la CCI-BF a promis de faire réaliser une étude nationale, sur les impacts potentiels de la ZLECAf, sur le secteur privé burkinabè, et les mesures de mitigation qui s’imposent.

Il veut aussi organiser dans toutes les régions de notre pays, des campagnes d’information et de formation sur les enjeux de la mise en œuvre de la ZLECAf, sur le secteur privé et l’économie burkinabè.

Il faut retenir enfin, qu’un film intitulé « Investir au Burkina Faso », a été projeté au cours de la cérémonie de clôture de cette 4e CODESP.

Ce film fait la promotion des nombreuses potentialités d’investissement qui existent dans notre pays.

Agence d’information du Burkina

 WIS/az

Source : DCRP/Primature

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