Les recommandations des participants vont être utilisées pour l’élaboration du projet;

Zoundwéogo : Des acteurs du Centre-sud discutent des tenants et des aboutissants d’un projet de développement

Manga, (AIB) – Des acteurs de la région du Centre-sud concernés par la mise en œuvre du Projet de Gestion durable des paysages communaux pour la réduction des émissions dues à la déforestation et la dégradation des forêts (PGPC/REDD+) ont pris part, vendredi 10 septembre 2021, à Manga, à un atelier de consultation avec pour centre d’intérêt les objectifs, les enjeux et les résultats escomptés dudit projet.

Le Burkina Faso veut lutter efficacement contre la dégradation accélérée des ressources naturelles ainsi que les tensions communautaires qu’elle pourrait engendrer.

Le pays entend, dans cette optique, mettre en œuvre le Projet de gestion durable des paysages communaux pour la réduction des émissions dues à la déforestation et la dégradation des forêts (PGPC/REDD+), grâce à l’appui de la Banque mondiale.

Dans le cadre de l’élaboration des outils stratégiques pour sa mise en œuvre réussie, des acteurs du Centre-sud impliqués ont tenu, vendredi 10 septembre 2021, à Manga, un atelier d’informations et d’échanges.

La représentante de la gouverneure, Aminata Boro (milieu) a salué l’initiative du projet.

La session qui tient lieu de rencontre de consultation avec les parties prenantes a regroupé, entre autres, des représentants des services techniques du monde rural, des responsables de structures administratives, coutumières et religieuses ainsi que des associations féminines et de jeunes.

Elle avait pour objectif global de présenter et de discuter les objectifs et les activités du projet en termes d’enjeux et impacts économique, social, culturel, environnemental et définir des mesures consensuelles pour renforcer et bonifier son exécution.

Le consultant en environnement, Hadara Kawassé, a confié que l’atelier vise l’efficacité dans la mise en œuvre du projet.

A écouter le consultant en environnement, Hadara Kawassé, cette démarche participative a été envisagée dans le but de faciliter l’exécution efficiente du projet.

«Sans la participation effective de toutes les personnes concernées, le projet ne peut produire les résultats attendus. C’est pourquoi, il est nécessaire d’échanger, en amont, avec les parties prenantes, recueillir les préoccupations, les contraintes et les attentes», a expliqué M. Kawassé.

La représentante de la gouverneure du Centre-sud, Aminata Boro, a rappelé que l’objectif à termes du PGPC/REDD+, est de renforcer et d’étendre l’expérience du Projet de Gestion décentralisée des Forêts et des Espaces boisés (PGDFEB).

Le directeur régional en charge de l’Environnement du Centre-sud, Moïse Sia, souhaite que les populations s’approprient le projet.

Il aidera ainsi le Burkina Faso, a-t-elle souligné, à atteindre ses objectifs de réhabilitation des terres dégradées, d’amélioration de la gouvernance foncière et de la réduction des émissions des gaz à effet de serres.

L’originalité du PGPC/REDD+, a confié Mme Boro, consiste dans sa combinaison d’approche multiple en lien avec la gestion intégrée des paysages et ayant des impacts sur la sécurité alimentaire et la résilience climatique.

«Il utilisera des processus inclusifs et décentralisés pour concevoir et mettre en place une combinaison d’investissements immatériels et matériels, mobiliser le secteur privé pour l’économie verte et tirer parti du financement climatique», a précisé Aminata Boro.

Concernant la tenue de l’atelier de consultation des parties prenantes, la représentante de la gouverneure s’est dit convaincue que l’entrevue constitue une «occasion exceptionnelle pour recueillir les avis, les préoccupations et les suggestions ainsi que les recommandations afin de s’assurer que le projet permettra non seulement de renforcer les compétences de base de l’Etat et des communes pour ramener le pays sur la bonne voie mais également d’inverser les tendances de la déforestation et de la dégradation des terres».

Le directeur régional de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique du Centre-sud, Moïse Sia, partage aussi le même avis.

Pour lui également, l’avènement du PGPC/REDD+ est une aubaine qui permettra de mieux gérer les différentes composantes des espaces communaux.

Aussi, il a souhaité que les populations bénéficiaires des régions concernées s’approprient le projet une fois lancée et travaillent à l’accompagner pour l’atteinte des résultats escomptés.

Agence d’information du Burkina

Mamady ZANGO

mzango18@gmail.com 

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