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Coup de force à Conakry : La CEDEAO exige la libération «immédiate» du président Alpha Condé

Ouagadougou, 6 sep. 2021 (AIB) – La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exigé dimanche la libération « immédiate » du président guinéen Alpha Condé, renversé le même jour par des putschistes.

« La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) exige le respect de l’intégrité physique du président de la République, le professeur Alpha Condé et sa libération immédiate et sans condition ainsi que celle de toutes les personnalités arrêtées », peut-on lire dans un communiqué de l’institution.

Dimanche dernier, un groupe de putschistes guinéens dirigé par le Colonel Mamady Doumbouya a annoncé la prise de pouvoir et l’arrestation du président Alpha Condé.

La CEDEAO a condamnée « avec la plus grande fermeté cette tentative de coup d’Etat » et a exigé le retour de l’ordre constitutionnel sous peine de sanction.

La CEDEAO a également réaffirme sa désapprobation à tout changement politique anticonstitutionnel

Elle a demandé aux forces de défense et de sécurité de demeurer dans une posture républicaine et à exprimer sa solidarité envers le peuple et le gouvernement guinéens.

Au pouvoir depuis 2010, Alpha Condé avait brigué un troisième mandant en modifiant par referendum la constitution guinéenne.

Le président de la junte Mamady Doumbouya explique ce coup de force par le dysfonctionnement des institutions républicaines, l’irrespect des droits des citoyens et des principes de la démocratie, la gabegie financière, la pauvreté et la corruption « endémique ».

Outre la CEDEAO, l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE), l’Organisation des nations unies (ONU) ont condamné ce putsch et appelé à la libération du président Alpha Condé.

Depuis son indépendance en 1958, la république de Guinée a connu trois coups d’Etat.

La mort du père de l’indépendance guinéenne Sékou Touré en 1984, ouvre la voie aux coups de forces.

Le colonel Lansana Conté renverse le président de la transition Louis Beavogui et dirige le pays de 1984 jusqu’à sa mort en 2008.

Après sa mort,  le capitaine Dadis Camara annonce à coup de bottes son règne. Il renonce au pouvoir en 2010 pour « raisons de santé » après avoir échappé à une tentative d’assassinat.

En 2010, Alpha Condé vient au pouvoir par les urnes.

Agence d’information du Burkina

KAR-SS/ata

 

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