La gouverneur du Centre-sud Josiane Kabré/Zoungrana a présidé la cérémonie.

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Burkina/Santé infantile : L’allaitement maternel exclusif au Burkina Faso reste « faible » (ministre)

Ziniaré, 3 août 2021 (AIB)-Le taux d’allaitement maternel exclusif reste « faible » au Burkina Faso et dans le monde (43%) a constaté lundi le ministre de la santé Charlemagne Ouédraogo, au cours du lancement à Ziniaré, de la semaine mondiale de l’allaitement maternel.

La célébration de la semaine mondiale de l’allaitement maternel s’est déroulée sous le patronage de l’épouse du chef de l’Etat burkinabè, Sika Kaboré. Elle avait pour thème « protéger l’allaitement : une responsabilité partagée ».

Selon le ministre Charlemagne Ouédraogo, la principale cause du faible taux de l’allaitement maternel exclusif, selon l’analyse des données des enquêtes nationales de nutrition de 2012 à 2018, est le fait de donner de l’eau aux nourrissons en plus du sein.

Cette situation a pour effet, une prévalence élevée de la malnutrition et des maladies diarrhéiques chez les enfants avec pour corolaire, un taux élevé de mortalité infanto-juvénile, a-t-il regretté.

Il a indiqué que le Burkina Faso compte atteindre un taux de 80% d’allaitement maternel exclusif en 2025.

« La responsabilité de l’allaitement maternel n’incombe pas seulement à la femme. Les mères ont besoin du soutien de leur famille, du personnel de santé, des employeurs, des communautés et des gouvernements pour donner à leur bébé le départ sain possible dans la vie », a appelé le ministre Ouédraogo.

Depuis 2020, le Burkina Faso est engagé dans l’initiative sous-régionale « Plus fort avec le lait maternel uniquement ».

Cette pratique d’allaitement « pourrait sauver chaque année la vie de 823 000 enfants de moins de cinq ans et prévenir les risques de cancer de l’ovaire et du sein », a souligné le ministre de la santé.

Les principaux soutiens techniques et financiers pour accompagner le gouvernement burkinabè à atteindre ses objectifs sont entre autres, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Alive & Thrive, (Initiative visant à sauver des vies), le réseau international d’action pour l’alimentation infantile (IBFAN).

« Il est déconseillé de donner de l’eau, des tisanes, des substituts du lait maternel ou autres liquides et aliments pendant les six premiers mois aux nourrissons », a prévenu le représentant adjoint de l’UNICEF, James Mugaju.

Même pendant les périodes de chaleur, il conseille le lait maternel exclusif  car celui-ci « est composé d’environ 88% d’eau qui suffit à couvrir les besoins en eau de l’enfant ».

Il reconnait que le Burkina Faso a réalisé d’énormes progrès « appréciables car le pays a amélioré le taux d’allaitement exclusif jusqu’à 6 mois de 38,2% en 2012 à 64,4% en 2020 ».

« Le pays est donc en bonne voie pour l’atteinte de la cible 2025 de l’Assemblée mondiale de la santé pour cette intervention à efficacité avérée sur la survie des enfants », a-t-il affirmé.

La célébration de la semaine mondiale de l’allaitement maternel a pour objectif d’amener toutes les mères à adopter un allaitement maternel exclusif pendant six mois.

Elle tire son fondement du mois d’août 1990 où 32 gouvernements et 10 institutions du système des Nations Unies ont signé la déclaration d’Innocenti (Italie) pour encourager l’allaitement maternel dans le monde entier.

Agence d’information du Burkina (AIB)
as/wis

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