Les participants vont constituer les comités d’alerte précoce dans les villages ciblés.

Burkina: Un projet veut renforcer les mécanismes de prévention des mariages d’enfants et des mutilations génitales au Centre-sud et au Centre-est

Manga, (AIB)-Amesty International United Kingdom et Foundation for a Just Society ont mis sur pied le Projet de renforcement des mécanismes de prévention des mutilations génitales et des mariages d’enfants au Burkina Faso. Les tenants et les aboutissants dudit projet qui va intervenir à Basgana et Gon-Boussougou dans la région du Centre-Sud et à Beka dans la région du Centre-Est ont été expliqués, samedi 17 juillet 2021, à Manga, aux membres des Comités de d’alerte précoce issus desdits villages.

Les mutilations génitales et les mariages d’enfants sont des pratiques que Amesty International United Kingdom et Foundation for a Just Society veulent aider à combattre à Basgana et Gon-Boussougou dans la région du Centre-Sud et à Beka dans la région du Centre-Est.

Le samedi 17 juillet 2021, l’initiative qu’ils ont financée à cette fin, à savoir le «Projet de renforcement des mécanismes de prévention des mutilations génitales et des mariages d’enfants au Burkina Faso», a fait l’objet d’échanges entre les responsables du projet et les acteurs impliqués notamment les membres des futurs Comités d’alertes précoce (CAP).

Les responsables de la mise en œuvre du projet ont sollicité l’implication effective des participants.

Les CAP sont des structures qui seront mises en place dans les localités d’intervention du projet avec pour objectif de «récolter des informations et dénoncer les cas ou tentatives d’excision et de mariages forcés et précoces », a confié le coordonnateur chargé de l’éducation et la formation en droits humains à Amesty International Burkina Faso, Moussa Ouédraogo.

Les CAP constituent un bras actif pour l’atteinte des résultats visés par le projet au niveau local.

A écouter M. Ouédraogo, tout le long de l’exécution du projet, à savoir de janvier 2021 à décembre 2023, soit durant trois ans, l’ambition est de mettre fin progressivement aux violences basées sur le genre en l’occurrence les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants.

«Le projet vise à défendre et à protéger les droits liés à la santé reproductive et sexuelle de la jeune fille et de la femme », a fait aussi savoir Moussa Ouédraogo.

Le coordonnateur de l’association Ayda à Zabré remercie l’engagement de Amesty International et son partenaire américain Foundation for just society.

A terme, a-t-il ajouté, chaque communauté par le biais du chef du village doit ainsi faire une déclaration publique et signée, dans laquelle elle s’engage à l’abandon officiel des mariages précoces et forcés ainsi que les mutilations génitales féminines.

Le paraphe de ce document de déclaration sera parrainé par des partenaires locaux de mise en œuvre du projet comme les mairies et particulièrement l’association Zak La Yilguemdé (AZLY) pour ce qui concerne l’intervention dans le village de Basgana dans la commune de Manga (région du Centre-sud).

Le coordonnateur de l’association Ayda à Zabré dans la province du Boulgou (région du Centre-Est), Mamini Tarnagda, se réjouissant de l’initiative du projet, a dit nourrir de fortes attentes concernant une évolution positive des mentalités.

Le plaidoyer à Basgana a consisté à une demande d’implication des leaders communautaires.

«Avec l’accompagnement de Amesty International, nous pensons qu’on peut arriver à des résultats très positifs grâce aux sensibilisations qui vont permettre de faire comprendre aux populations les implications de ces pratiques au niveau sanitaire, social et même économique», a-t-il noté.

Avant la session de Manga visant à outiller les participants, entre autres, sur les missions des CAP, les tenants et aboutissants du projet et les sanctions prévues dans le code pénal burkinabè à propos des pratiques de mariages d’enfants et d’excision, les responsables de la mise en œuvre du projet sont allés formuler, le vendredi 16 juillet 2021, à Basgana, un plaidoyer communautaire à l’endroit des autorités coutumières et religieuses.

L’exercice, a informé Moussa Ouédrogo, a consisté à décliner également les attentes et les résultats visés dans le cadre du projet durant le temps d’exécution. M. Ouédraogo a fait savoir que leurs doléances ont rencontré une oreille attentive de la part de leurs hôtes de Basgagna qui ont promis accompagner l’initiative pour l’atteinte des résultats escomptés.

Le projet de renforcement des mécanismes de prévention des mutilations génitales et des mariages d’enfants au Burkina Faso, hormis le Centre-Sud et le Centre-Est, intervient également dans d’autres régions du pays. Il s’agit notamment des certains villages des régions du Nord, de la Boucle du Mouhoun, des Hauts Bassins et du Centre.

Agence d’information du Burkina

Mamady ZANGO

 

 

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