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Burkina : «Avoir un enfant dans la drogue n’est plus une fatalité», (Responsable d’association)

Ouagadougou, 1er mai 2021 (AIB) – «Pour nous, avoir un enfant dans la drogue n’est plus une fatalité, mais cela impose une prise de conscience de nos propres limites », a  affirmé samedi, la présidente de l’Association sauvons l’avenir de nos enfants (ASAE), Marie Claire Tiendrébeogo,  dans le cadre de la lutte contre la drogue au Burkina Faso.

«La consommation de la drogue en milieu scolaire  est une réalité inquiétante au Burkina. Cette situation a pour conséquence un mauvais épanouissement social et scolaire  ainsi qu’un impact négatif sur la santé de la jeunesse», a  indiqué la présidente de l’Association sauvons l’avenir de nos enfants (ASAE), Marie Claire Tiendrébeogo.

Les participants au panel

De son avis, «avoir un enfant dans la drogue n’est plus une fatalité, mais cela impose une prise de conscience de nos propres limites», car selon elle, le phénomène   prend de l’ampleur  dans les milieux sociaux  surtout avec  les  adolescents scolaires.

Pour Mme Tiendrébéogo, son association  est sensible à l’impact  des stupéfiants sur l’éducation, la jeunesse, la famille et le développement du  pays.

La présidente de l’ASAE s’exprimait samedi à Ouagadougou, à l’issue d’une conférence publique sur la drogue placée sous le thème «La consommation de la drogue en milieu scolaire : Les signes d’alertes».

Elle a expliqué que  l’association est née à partir d’un vécu, soit avec leur propres enfants, soit avec un frère ou un neveu dans la consommation des stupéfiants  tels que l’alcool, le tabac, le cannabis, le dramadol, la cocaïne, etc.

«Nous sommes convaincus  que les informations dont nous disposons aujourd’hui,  si  nous les avions, il y a 15 ans  de cela, nous sommes sûrs que  nos enfants ne  seront pas victimes des aléas de la drogue», a-t-elle  renchéri.

D’après Marie Claire Tiendrébeogo,  pour faire de l’enfant, «un homme», il ne suffit pas de l’habiller, de  le nourrir ou payer sa scolarité mais plutôt anticiper sur ses réactions  par des communications familiales, etc.

A l’en croire,  la prévention  demeure le moyen le plus «efficace» dans la lutte contre le phénomène de la drogue au Burkina Faso.

A cet effet, les panelistes, le commissaire Lévy  Yoda du Comité national de lutte contre la drogue (CNLD), du cabinet Lumière Landry Ouédraogo et le Dr Abdoukarim Bambara  se sont appesantis sur la situation de la drogue.

Les conférenciers  ont ainsi passé au pagne fin, l’état de l’usage de la drogue en milieu scolaire, les facteurs favorisant de la consommation, les signes d’alertes et la prise en charge des victimes.

A les entendre, les parents ont  démissionné de l’éducation de leurs enfants  et c’est ce qui a conduit leur progéniture à  la consommation des stupéfiants.

Selon la marraine de la cérémonie, Mme Agathe Sy,  l’ASAE  s’est engagée  dans une voie «noble» pour l’épanouissement de la jeunesse burkinabè.

Elle a signalé que plusieurs familles sont concernées par cette affaire de drogue par le biais de leurs  enfants.

Mme Sy  a  exhorté les Burkinabé à s’engager dans la lutte contre  le fléau  afin de faire des jeunes, les futurs bâtisseurs de demain.

Créée en novembre 2019, l’Association sauvons l’avenir de nos enfants (ASAE) fait de la lutte contre la drogue sa principale priorité au Burkina Faso.

Agence d’information du Burkina

NO/ata/ak

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