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Ouagadougou : Des élèves protestent contre l’organisation du baccalauréat par le ministère de l’éducation nationale

Ouagadougou, 29 mars 2021 (AIB) – L’Association des élèves du secondaire de Ouagadougou (AESO) a protesté lundi contre l’organisation du baccalauréat par le ministère en charge de l’éducation nationale et contre la suppression des sujets au choix au BEPC.

Plusieurs élèves de Ouagadougou ont marché ce lundi de leurs différents établissements au ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN).

Il s’agit notamment des élèves des lycées Bogodogo, Philipe Zinda Kaboré, Nelson Mandela, Bambata et bien d’autres qui ont exprimé leurs oppositions àla nouvelle réforme de l’enseignement.

Devant le Secrétaire général (SG) du ministère en charge de l’éducation nationale, Kalifa Traoré, le président de l’AESO Madi Ouédraogo a exprimé l’opposition des élèves à l’organisation du baccalauréat par son département à partir de 2022.

«Une telle décision serait sans doute une porte ouverte à la restriction de l’accès à l’université des enfants du peuple étant donné que le bac ne serait plus le premier diplôme universitaire», a-t-il déclaré.

Pourtant au cours d’une conférence de presse le 18 mars dernier, le ministre en charge de l’éducation nationale, Stanislas Ouaro affirmait que cette mesure n’entrainerait pas de changements dans l’inscription à l’université.

Les élèves ont aussi exprimé leur désaccord sur la suppression des sujets aux choix pour les épreuves d’histoire géographie et de Science de la vie et de la terre (SVT) au  Brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Madi Ouédraogo a rappelé que cette tentative de suppression des sujets au choix n’est pas la première et qu’elle avait été «combattu farouchement par les élèves, étudiants et parents d’élève» dans le passé, jusqu’à son abandon.

Le 18 mars dernier, le ministre Ouaro, avait justifié la suppression des sujets au choix en ce sens que «les deux épreuves au choix  supposent que le candidat doit lire tous les sujets avant d’opérer un choix».

«Ce qui requiert au candidat de consacrer du temps pour juger de la difficulté potentielle de chaque sujet avant de se décider. Or, ce temps n’est pas décompté dans celui de la composition», selon le ministre Ouaro.

Dans sa déclaration adressée au ministre Stanislas Ouaro, le président de l’AESO a évoqué «la suppression des examens blancs avec des taux d’échecs».

«On est donc en droit de se demander comment un ministère qui n’a pas pu organiser des examens blancs pourrait facilement cumuler l’organisation des trois examens nationaux ?», s’est questionné Madi Ouédraogo devant le SG Kalifa Traoré.

Le porte-parole des élèves manifestants a aussi demandé au ministre «d’abroger ces mesures qui ne feront qu’exacerber» selon lui,  les «conditions (des élèves) qui sont déjà difficiles».

Agence d’information du Burkina

MSS/wis/ata/ak

 

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