Burkina-Presse-Revue

Politique, violences sexuelles et Chambre de commerce  en couverture des journaux burkinabè

Ouagadougou, 3 mars 2021 (AIB) – Les quotidiens burkinabè de ce mercredi, commentent largement les violences faites aux femmes, le renouvellement des instances de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina  (CCI-BF) sans  le décès de la députée  Claudine Ouédraogo de la représentation nationale.

«Décès députée Claudine Ouédraogo : Les adieux de l’Assemblée à une combattante de la Nation», arbore à sa Une, le doyen  des quotidiens privés du Burkina Faso, L’Observateur Paalga.

Selon le journal, le jardin de l’Assemblée nationale a servi hier  mardi, de cadre pour une cérémonie d’hommage à la députée Claudine Ouédraogo, décédée la veille (1er mars) à l’hôpital Yalgado-Ouédraogo des suites d’une courte maladie.

Il explique que  tour à tour, les députés, les membres du gouvernement, les différents groupes parlementaires et les parents de la disparue se sont inclinés sur la dépouille mortelle de l’élue de la province du Ganzourgou avant que le cortège funèbre ne s’ébranle en direction de ladite localité pour inhumation.

De son côté le quotidien privé  Le Pays, affiche à sa Une : «Assemblée nationale : Hommage  rendu à la défunte députée Claudine Ouédraogo».

Pour le confrère, il ressort des témoignages recueillis auprès de ses collègues députés que l’honorable Claudine Ouédraogo était une femme «battante».

A l’en croire, avec  son décès, c’est le président du Faso et son Ganzourgou qui perdent une alliée «sûre» portant un coup dur pour le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) au regard de son poids dans la province.

Le journal public Sidwaya,  quant à lui,  titre  dans ses colonnes : «Décès de Claudine Ouédraogo : L’ultime hommage de l’Assemblée nationale».

Le quotidien d’Etat rappelle que la défunte Claudine Ouédraogo n’a  «véritablement»  pu siéger comme députée à la représentation nationale parce -qu’elle a été fauchée par la mort.

A le lire (journal), son mandat a été validé le 22 janvier 2021, en remplacement du ministre Eric Bougma qu’elle suppléait dans la province du Ganzourgou et appelé dans le gouvernent Christophe Dabiré II le 10 janvier dernier.

Le journal privé L’express du Faso, pour sa part, note également dans ses colonnes : «Assemblée nationale : Hommage à l’honorable Claudine Ouédraogo».

D’après le quotidien privé,  Claudine Ouédraogo est la toute  femme première  député de la province du Ganzourgou et  a évolué dans la politique pendant une trentaine d’années.

Il soutient  que la défunte née  en 1971 et mère deux enfants  a servi aussi dans l’éducation nationale.

Par rapport aux violences faites à l’endroit de «l’autre moitié du ciel», L’Observateur Paalga titre : «Violences faites aux femmes : Le 80 00 12 87 pour  dénoncer les cas».

Le quotidien privé mentionne  que l’Etat, à travers le ministère en charge de la Femme, a lancé officiellement hier mardi dans la capitale burkinabè, un numéro vert qui est le 80 00 12 87 pour dénoncer dans l’anonymat les violences faites aux femmes.

Pour le confrère, la ligne «verte»  est gratuite pour les trois réseaux de téléphonie mobile au Burkina Faso et  il appartient dorénavant  à la population de dénoncer les cas de violences basée sur le genre dans le pays.

Dans la même veine le journal privé  Le Pays écrit : «Violences sexuelles au Burkina : 772 cas en enregistrés en 2020».

A l’en croire, le pays  a enregistré 772 cas de violences sexuelles, 2138 cas de violences psychologiques, 859 cas de violences physiques et 1278 cas de violences culturelles au 31 décembre 2020.

Toujours dans la même dynamique, le quotidien d’Etat Sidwaya publie à  sa manchette : «Violences faites aux femmes : Appelez au 80 00 12 87 pour dénoncer les acteurs !».

De son avis, le ministère en charge de la Femme, en marge de la célébration de la Journée internationale de la femme, a mis en place un numéro d’alertes et de dénonciation des violences basées sur le genre.

Pour Sidwaya,  le numéro vert initié par le gouvernement consiste à démasquer les auteurs qui sont à l’origine des violences des femmes au Burkina Faso.

Sous un autre registre, le quotidien privé Le Pays affiche à sa Une : «Renouvellement des instances de la CC-BF : Le président Mahamadi Sawadogo pour des élections apaisées et transparentes».

Selon le journal, le bureau de la Chambre consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF)  a échangé mardi 2021 à Ouagadougou, avec la presse sur le bilan  des activités de 2020 et les perspectives  notamment le  renouvellement  du bureau de l’institution.

Le quotidien indique que le président Sawadogo  affiche sa détermination pour des élections «apaisées » et «transparentes» pour la désignation du  nouveau bureau de la CCI-BF.

«Chambre de commerce et d’industrie du Burkina : le Renouvellement des instances en vue », relève le journal public Sidwaya dans ses colonnes.

Le journal affirme que l’institution veut relever le double défi de l’achèvement des projets majeurs de la mandature du renouvellement démocratiques de ses instances à travers l’organisation des élections consulaires.

Le journal de «tous les Burkinabè» signale que  le président Sawadogo exhorte les opérateurs économiques à privilégier le dialogue et l’intérêt collectif pour des élections «apaisées»  «démocratiques» et «transparents».

Agence d’information du Burkina

NO/ata/ak

 

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