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Elections législatives ivoirienne : Plus de 1500 candidats démarrent ce vendredi la campagne électorale

Ouagadougou, 26 févr. 2021 (AIB) – La campagne électorale pour les élections législatives du 6 mars prochain en Côte d’Ivoire a officiellement démarré ce vendredi matin pour une semaine avec en lice plus de 1500 candidats du parti au pouvoir et de l’opposition.

Si la campagne officielle s’est ouverte ce matin, en réalité la plupart des candidats n’ont pas attendu et sillonnent déjà le terrain depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Dans un long message publié sur les réseaux sociaux mercredi soir, Henri Konan Bédié s’est efforcé d’expliquer pourquoi après l’appel au boycott actif de la présidentielle d’octobre dernier, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) exhorte maintenant ses électeurs à se rendre aux urnes le 6 mars.

Parmi les justifications données par l’ancien président ivoirien (1993-1999), la participation de son parti vise à «équilibrer les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire afin d’éviter la consolidation d’un pouvoir absolu» en Côte d’Ivoire.

Pour ce combat électoral pour l’instauration d’un contre-pouvoir à l’Assemblée, le PDCI s’est allié avec le Front populaire ivoirien (FPI pro-Gbagbo), dans la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS). Un FPI qui marque son retour sur la scène électorale après dix ans de boycott des scrutins.

Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP-au pouvoir), de son côté, veut conserver la majorité à l’Assemblée pour permettre au président Alassane Ouattara réélu le 31 octobre dernier de poursuivre sa politique.

Face à l’offensive de l’opposition, le parti au pouvoir mobilise plus d’une trentaine de ministres et de barons du régime.

Oublié de l’alliance PDCI-EDS, le FPI «légal» de Pascal Affi N’Guessan s’est allié quant à lui avec plusieurs petites formations comme le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) de Charles Blé Goudé.

De même qu’avec l’Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) d’Albert Toikeusse Mabr,i afin de ne pas rester au bord de la route.

Enfin, il y a les indépendants. Plus de la moitié des candidats. Des indépendants qui font frémir tous les camps pour leur capacité à grignoter les voix des grandes formations.

Ces élections législatives sont les secondes depuis le référendum constitutionnel  ayant instauré la Troisième république en 2016 et mis en place le bicamérisme.

Boycottées par les principaux partis d’opposition, les précédentes législatives  en décembre 2016 avaient été remportées par le RHDP du président Alassane Ouattara, qui a obtenu la majorité absolue des suffrages à savoir 167 sièges sur 255.

En accord avec les dispositions transitoires de la nouvelle constitution de 2016, le mandat de l’Assemblée élue en 2016 s’achevait exceptionnellement en décembre 2020, soit au bout de quatre ans au lieu de cinq.

Cependant, une révision constitutionnelle effectuée en mars 2020 a permis néanmoins au parlement sortant de rester en fonction en cas d’impossibilité de tenir le scrutin dans les délais.

L’ Assemblée nationale est la Chambre basse du parlement bicaméral de la Côte d’Ivoire.

Elle est composée de 255 sièges pourvus pour cinq ans au scrutin majoritaire à un tour, dont 169 dans des circonscriptions uninominales et 36 dans des circonscriptions de 2 à 6 sièges.

Dans celles-ci, les électeurs votent au scrutin de liste majoritaire  pour des listes bloquées composées d’autant de candidats que de sièges à pourvoir.

Dans les deux cas, le candidat ou la liste de candidats ayant recueilli le plus de voix dans sa circonscription remporte le nombre de sièges à pourvoir.

Depuis un décret pris en novembre 2020, les partis doivent obligatoirement présenter un minimum de 30 % de femmes sur le total de leurs candidats. Ce qui dans les faits n’est pas respecté au cours des législatives à venir.

Agence d’information du Burkina

WIS/ata/ak

Source : RFI

Photo : Abidjan.net

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