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Législatives ivoiriennes: Le chef du gouvernement et plusieurs ministres candidats, l’opposition en rang dispersés

Ouagadougou, 25 janv. 2021 (AIB) – Le chef du gouvernement ivoirien Hamed Bakayoko et plusieurs de ses ministres sont en lice pour les prochaines législatives en Côte d’Ivoire, auxquelles prennent également part, les partis de l’opposition en rang dispersés.

Le dépôt des candidatures pour les élections législatives du 6 mars prochain en Côte d’Ivoire ont pris fin le vendredi dernier.

Des centaines de candidats sont en lice pour le renouvellement, au terme d’un scrutin à un tour, des 255 sièges de l’Assemblée nationale, répartis sur 205 circonscriptions.

Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP-au pouvoir) a aligné partout des candidats, parmi lesquels plusieurs membres du gouvernement, le Premier ministre Hamed Bakayoko en tête, candidat à Séguéla dans le Nord-ouest du pays.

Le ministre des Affaires étrangères, Ally Coulibaly est candidat dans le Centre-nord, la ministre de l’Education, Kandia Camara, est candidat à Abobo et le ministre du Commerce Souleymane Diarassouba est en lice à Yamoussoukro.

Le ministre du Tourisme Siandou Fofana vise un siège à Port-Bouët où il a perdu les municipales il y a deux ans et demi, les ministres de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, de la Santé, Eugène Aka Aouélé, de la Culture, Raymonde Goudou Koffi, et du Plan, Nialé Kaba, sont candidats dans leurs fiefs respectifs.

Certains proches collaborateurs du président Ouattara sont aussi candidats. C’est le cas de son directeur de cabinet Fidèle Sarassoro, ou encore du secrétaire d’Etat à la présidence Patrick Achi. De même que le directeur exécutif du RHDP-au pouvoir Adama Bictogo

Le RHDP a également investi sous ses couleurs certaines «prises de guerre» comme les soroïstes et députés sortants Mamadou Kanigui Soro ou Célestine Trazéré.

On note aussi la candidature de l’écrivain et directeur du journal Fraternité matin, Venance Konan, à Daoukro, fief du leader de l’opposition Henri Konan Bédié.

Côté opposition, le Front populaire ivoirien (FPI pro-Gbagbo), après dix ans de boycott de toutes les élections, désormais membre de la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) compte participer à ces législatives.

La plateforme EDS s’est entendue avec le doyen des partis politiques, le Parti démocratique de la Côte d’Ivoire (PDCI), sur une répartition des circonscriptions pour mettre toutes les chances de leur côté.

EDS présente 95 candidats dans 23 des 33 régions et districts, en évitant les régions d’implantation traditionnelle du PDCI.

A Abidjan la plateforme pro-Gbagbo concentre le feu sur Yopougon où elle convoite quatre des six sièges.

Y sont notamment candidats, le président d’EDS Georges Armand Ouegnin, et Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président.

Toujours à Abidjan, Justin Koné Katinan et Damana Pickass, tous deux toujours exilés au Ghana, essaieront de conquérir des sièges respectivement à Port Bouët et Marcory.

Les deux hommes devraient donc faire leur retour dans les jours qui viennent.

Cependant cette alliance scellée entre le PDCI et l’EDS, n’est pas du goût des autres partis de l’opposition, notamment l’Union républicaine pour la démocratie et le Front populaire ivoirien (version-Pascal Affi N’Guessan).

Vendredi, l’URD, a dénoncé cette entente bilatérale, au détriment des autres formations.

«Oubliées les listes communes… Sous l’impulsion hégémonique des deux grands partis, […] les alliés sont écartés sans ménagement, avec beaucoup de mépris», déplorait sa présidente Danièle Boni Claverie.

Le FPI de Pascal Affi N’Guessan a décidé de faire cavalier seul dans ces élections et d’aligner une soixantaine de candidats, dont son président à Bongouanou dont il est député sortant.

Quant aux soroïstes (partisans de l’ex président de l’Assemblée nationale Soro Guillaume), ils sont plusieurs à se présenter en indépendants alors que leur mouvement, Générations et peuples solidaires (GPS-parti de Soro), officiellement ne participe pas à ce scrutin.

La Commission électorale a jusqu’au 31 janvier prochain pour examiner ces candidatures, avant de les soumettre au Conseil constitutionnel pour validation.

Agence d’information du Burkina

WIS/ak

Source : RFI

Photo : RFI

 

 

 

 

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