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Etats unis: Le Congrès valide la victoire de Biden, Trump promet une «transition ordonnée»

Ouagadougou, 7 janv. 2021 (AIB) – Le Congrès des Etats-Unis a certifié jeudi la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle américaine. Le président sortant Donald Trump a aussitôt admis que sa présidence touchait à sa fin et a promis une «transition ordonnée».

Les élus du Congrès qui approuvent les résultats Etat par Etat ont certifié ceux du Vermont, permettant au candidat démocrate d’atteindre les 270 grands électeurs lui assurant la victoire.

Le président sortant Donald Trump a admis après la certification par le Congrès de l’élection de Joe Biden à la Maison Blanche, que sa présidence touchait à sa fin et a promis une «transition ordonnée».

«Même si je suis en complet désaccord avec le résultat de l’élection, et les faits me soutiennent, il y aura une transition ordonnée le 20 janvier», a-t-il écrit dans un communiqué.

«Cela représente la fin de l’un des meilleurs premiers mandats présidentiels et ce n’est que le début de notre combat pour rendre sa grandeur à l’Amérique», a ajouté le républicain.

La veille, mercredi, des centaines de partisans du président sortant avaient pénétré de force dans le Capitole dans le but de faire annuler la défaite du républicain lors de l’élection présidentielle américaine.

Les partisans de Trump avaient forcé le Congrès à suspendre la certification des résultats donnant le démocrate Joe Biden victorieux.

La police avait dû évacuer les élus des deux chambres du Congrès et lutté pendant plus de trois heures pour repousser les partisans de Donald Trump qui avaient déambulé dans les couloirs et mis sens dessus dessous des bureaux du Capitole, symbole de la démocratie américaine.

Une femme blessée par balle lors de ces incroyables scènes de chaos est décédée, a fait savoir la police de Washington, indiquant par la suite que le bilan s’était alourdi à quatre morts.

Trois personnes ont succombé à des blessures survenues au Capitole, a-t-elle dit sans plus de précisions.

Le Capitole a été considéré comme sécurisé peu après 23h30. Les élus ont fait leur retour dans les chambres du Congrès peu après 2h pour reprendre le processus de certification de l’élection présidentielle.

Jeudi, après la certification, l’équipe de transition du futur président des Etats-Unis a annoncé que Joe Biden va nommer le juge Merrick Garland pour occuper le poste d’Attorney General (procureur général), l’équivalent américain du ministre de la Justice.

Ce magistrat, âgé de 68 ans, avait été choisi au printemps 2016 par Barack Obama, alors président des Etats-Unis, pour intégrer la Cour suprême mais la majorité républicaine au Sénat avait refusé de l’auditionner, prétextant l’imminence du scrutin présidentiel, remporté quelques mois plus tard par Donald Trump.

L’attitude des partisans du président sortant Donald Trump a été condamnée par des élus et des anciens présidents américains (démocrate comme républicain), de même que des dirigeants de pays amis.

Plusieurs élus du Congrès des Etats-Unis ont dénoncé mercredi une tentative de «coup d’Etat» menée par des partisans de Donald Trump, qui sont parvenus à faire irruption dans le Capitole, ces mêmes élus avertissant que cette action était vouée à l’échec.

L’ancien président américain George W. Bush a critiqué l’attitude de certains responsables républicains ayant, selon lui, alimenté l’«insurrection» au Capitole, mercredi, digne d’une «république bananière».

«Les résultats d’élections ne sont ainsi contestés que dans les républiques bananières, pas dans notre république démocratique», affirme-t-il dans un communiqué.

L’ancien président américain Bill Clinton a, quant à lui, regretté mercredi l’«attaque sans précédent» contre les institutions américaines que constitue l’intrusion du Capitole américain par des partisans de Donald Trump.

«L’Histoire se souviendra des violences aujourd’hui au Capitole, encouragées par un président qui a menti sans relâche sur l’issue d’une élection, comme d’un moment de déshonneur et de honte pour notre pays», a jugé l’ex-président Barack Obama dans un communiqué.

«C’est une tragédie nationale et cela ne représente pas ce que nous sommes en tant que nation», a abondé l’ancien président démocrate Jimmy Carter, qui a appelé de ses vœux «un dénouement pacifique».

En France, dans une vidéo postée sur Twitter dans la nuit de mercredi à jeudi, le président, Emmanuel Macron a appelé à ne rien céder face à «la violence de quelques-uns» contre les démocraties.

Dans le même temps, le Premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé des «scènes honteuses» à Washington.

La chancelière Allemande Angela Merkel s’est dite jeudi «triste» et «en colère» après l’intrusion de partisans de Donald Trump au sein du Capitole à Washington, dont le président sortant porte, selon elle, une part de responsabilité.

«Je regrette profondément que le président Trump n’ait pas concédé sa défaite, depuis novembre et encore hier» mercredi, a déclaré la chancelière allemande à la presse.

Selon elle, «les doutes sur le résultat de l’élection ont été alimentés (par Trump) et ont créé l’atmosphère qui a rendu possible les événements» de Washington.

Agence d’information du Burkina

WIS/ak

Source : Challenges

Photo : Le Matin

 

 

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