Burkina-Politique-Rétrospective

Burkina : La réélection de Kaboré et la chute de l’UPC ont marqué 2020

Ouagadougou, 29 déc. 2020 (AIB) – L’organisation des élections couplées en dépit de l’insécurité, la réélection du président Roch Kaboré dès le premier tour, malgré un bilan mitigé, et la perte de vitesse du principal parti d’opposition l’Union pour le progrès et le changement (UPC), ont marqué entre autres, l’actualité politique nationale en 2020.

L’organisation des élections couplées législatives et présidentielle du 22 décembre 2020, n’a pas été un pari gagné d’avance.

Premièrement, la détérioration de la situation sécuritaire n’a pas permis d’organiser les opérations de vote sur près de 17% du territoire.

Deuxièmement, le vote pour la première fois, des Burkinabè de la diaspora a entrainé des gorges chaudes au sein de la classe politique dès les opérations d’enrôlement.

En effet, le choix d’une part, de la carte nationale d’identité burkinabè et du passeport comme documents d’enrôlement et d’autres parts, des ambassades et consulats comme lieux de vote, a provoqué la colère de l’opposition.

Troisièmement, il a fallu l’expertise du fichier électoral par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour faire taire les accusations de doubles enrôlements formulés par des partis d’opposition.

Malgré ces difficultés et des crises internes à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le double scrutin a eu lieu bon gré mal gré.

Sur les treize candidats en lice pour la présidentielle, le président Roch Kaboré s’est fait réélire avec 57,74% des voix dès le premier tour.

Ce résultat meilleur à celui de 2015, a surpris de nombreux observateurs, quand on sait que le régime Kaboré a été fragilisé durant le quinquennat passé, par la survenue de meurtrières attaques terroristes, l’afflux de plus d’un million de déplacés et la fermeture d’infrastructures sociocommunautaires.

A cela s’ajoutent les innombrables grèves et mouvements d’humeurs qui ont secoué l’administration publique et l’apparition de la Covid-19 en mars 2020.

En ce qui concerne les législatives, le parti présidentiel et ses alliés ont gardé la majorité absolue, en faisant d’ailleurs un meilleur score.

L’autre surprise est venue du principal parti d’opposition, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) en proie à une série de crises internes et qui est passé de 33 sièges à 12 sièges. Il y a également le Nouveau temps pour la démocratie (NTD, majorité) qui a eu 13 députés, soit 10 élus de plus que lors de la précédente législature.

Passées les chaudes premières heures de l’annonce des résultats provisoires où des opposants et leurs militants, menaçaient de descendre dans la rue pour les contester, la classe politique a très rapidement accepté le verdict des urnes.

L’entrée en fonction du président du Faso Roch Kaboré, du président reconduit de l’Assemblée nationale Alassane Bala Sakandé et des 126 autres députés de la 8e législature, est intervenue le lundi 28 décembre 2020.

La formation d’un nouveau gouvernement est attendue dans les prochains jours.

Agence d’information du Burkina

ATA/ak

 

 

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