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Burundi : L’ancien président Pierre Buyoya est décédé de Covid-19

Ouagadougou, 18 déc. 2020 (AIB) – L’ancien président du Burundi, le major Pierre Buyoya est décédé la nuit dernière à Paris en France à l’âge de 71 ans de la maladie à coronavirus (Covid-19), selon ses proches.

«Le président Pierre Buyoya est mort cette nuit à Paris. Il avait le Covid-19», a déclaré à l’AFP un membre de sa famille qui a requis l’anonymat.

L’information a ensuite été confirmée par plusieurs autres proches du défunt président.

Le major Buyoya «avait été hospitalisé mercredi de la semaine passée (le 9 décembre) dans un hôpital de Bamako, où il avait été placé sous respirateur», a précisé à l’AFP le membre de sa famille.

Selon celui-ci, «il a été évacué sur Paris hier (jeudi en début d’après-midi), son avion a fait une escale et est arrivé en France dans la nuit. Il est décédé dans une ambulance qui l’amenait dans un hôpital parisien pour des soins».

Tutsi issu d’un milieu modeste et militaire de carrière, le major Pierre Buyoya a dirigé le Burundi par deux fois grâce à deux coups d’Etats.

Son premier passage à la tête du Burundi de 1987 à 1993 a été marqué par l’ouverture de l’espace démocratique qui a débouché sur l’élection à la tête du pays de Melchior Ndadaye, premier président démocratiquement élu du Burundi et premier Hutu à accéder au pouvoir.

Le major Pierre Buyoya a repris le pouvoir en 1996, par un nouveau coup d’Etat, alors que le Burundi était plongé dans une guerre civile meurtrière.

Il a signé en 2000 sous l’égide du président Sud-africain d’alors, Nelson Mandela, les accords d’Arusha, qui visaient à mettre un terme à la guerre civile (300 000 morts entre 1993 et 2006), et il a quitté le pouvoir en 2003, conformément à ces accords.

Il a depuis occupé plusieurs postes à l’international notamment, le poste de haut représentant de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel de 2012 à fin novembre 2020.

En octobre dernier,  le major Buyoya a été condamné par contumace à la prison à perpétuité dans son pays pour l’assassinat en 1993 de son prédécesseur, Melchior Ndadaye.

L’ex-président avait dénoncé «un procès politique mené de manière scandaleuse» et avait démissionné fin novembre de son rôle d’envoyé spécial de l’UA pour «laver (son) honneur».

Agence d’information du Burkina

WIS/ak

Source : Le Monde avec AFP

Photo : Le Monde

 

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