Burkina-Presse-Revue

11-décembre, élections et investitures meublent les unes des journaux burkinabè

Ouagadougou, 15 déc. 2020 (AIB) – Les quotidiens burkinabè reviennent ce mardi sur la fête de l’Indépendance, les élections couplées et les investitures de présidents réélus en Afrique.

La célébration du 60e  anniversaire de l’Indépendance du Burkina Faso a pris fin le 11 décembre dernier à Banfora mais ce mardi, les quotidiens reviennent sur la qualité des infrastructures construites dans la ville à l’occasion.

Le doyen des quotidiens privés, L’Observateur Paalga, rapporte une conférence de presse de l’ex candidat à la présidentielle 2020, Pr Abdoulaye Soma qui dénonce un sabotage de l’organisation de la célébration à Banfora.

Selon le Pr Abdoulaye Soma dans l’Observateur Paalga, le sabotage concerne aussi bien la non réalisation de certaines infrastructures comme l’auberge du 11-décembre, la maison de l’appelé et des feux tricolores, que le bâclage des infrastructures réalisées.

Selon le quotidien privé, Le Pays, le Pr Abdoulaye Soma a relevé au cours de la conférence de presse qu’«à Banfora, il y a trois ethnies qui sont considérées comme des autochtones et fondatrices, à savoir les Goin, les Karaboro et les Turka».

«Dans le passage au défilé, les Turka n’ont pas eu droit au défilé. Les Sénoufo n’ont pas eu le privilège de défiler», a déploré le Pr Abdoulaye Soma dans le quotidien privé Le Pays.

Dans le quotidien public Sidwaya, le Pr Abdoulaye Soma s’est insurgé contre «le drame de l’organisation du 11-décembre», qui est le fait selon lui, que les chefs coutumiers et traditionnels de la région n’ont ni été associés, ni été invités aux célébrations.

Autre sujet abordé ce mardi par les quotidiens burkinabè, c’est les perspectives après les élections couplées présidentielle et législatives du 22 novembre dernier.

A ce sujet, le quotidien privé Le Pays donne la parole ce mardi, à Al Hassane Sinaré, député nouvellement élu sous la bannière du Mouvement pour le Burkina du futur (MBF).

Président du MBF qui a obtenu 4 sièges de députés,  Al Hassane Sinaré estime que «ce sont des résultats bons à prendre» même si, estime-t-il «avoir plus de députés aurait été un bonus».

De son côté, le doyen des quotidiens privés L’Observateur Paalga, titre à sa une, une affirmation de l’ex candidat à la présidentielle 2020, Me Ambroise Farama, à qui, il a accordé une interview. Celui-ci affirme : «aucune raison pour que notre parti soit appelé au gouvernement».

Selon Me Ambroise Farama, le bilan de sa participation et de celle de son parti l’Organisation des peuples africains-Burkina Faso (OPA-BF), au double scrutin, «est un bilan d’apprentissage».

Me Ambroise Farama pense que son message  a été entendu par une certaine élite et qu’ils doivent travailler afin qu’il soit diffusé, partagé et compris par la grande masse de Burkinabè.

Le troisième sujet évoqué ce mardi, c’est les investitures des présidents ivoirien, Alassane Ouattara et guinéen Alpha Condé.

Présent à Abidjan, le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a félicité le président réélu Ouattara et lui a souhaité «un fructueux mandat au service de la Nation ivoirienne», rapporte le quotidien public Sidwaya.

Dans un papier de réflexion, L’Observateur Paalga s’interroge si «l’appel à la réconciliation (lancé par le président Ouattara, lors de l’investiture) sera-t-il entendu ?».

Le journal écrit que «reste à savoir si cette illustre main tendue sera acceptée par les ténors de l’opposition qui ont brillé par leur absence à la cérémonie».

Une investiture appelant une autre. Après celle du président Ouattara lundi à Abidjan qui a regroupé 13 chefs d’Etats africains, c’est celle du président guinéen Alpha Condé qui est prévu ce mardi, à laquelle, sera présent également le président Kaboré.

Dans un papier de réflexion, le quotidien privé, Le Pays écrit que «cette investiture sonne comme un requiem pour la démocratie au pied du Fouta Djalon».

Selon le journal, pour s’octroyer ce troisième mandat, le président Condé n’a pas hésité à enjamber «les cadavres de certains de ses compatriotes dont le seul tort aura été (…de) marquer leur désaccord avec une pratique en porte-à-faux avec les règles de droiture démocratique».

Agence d’information du Burkina

WIS/ak

 

 

 

 

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