Burkina-Education-Troubles

20 ans disparition Flavien Nébié : Des scolaires de Ouagadougou réclament justice

Ouagadougou, 7 déc. 2020 (AIB) – Près de 300 élèves du lycée Bogodogo de Ouagadougou se rendaient lundi matin, au ministère de l’Education pour réclamer justice pour Flavien Nébié, un élève tué le 6 décembre 2000, en marge d’une manifestation à Boussé.

Sous la coordination de l’Association des élèves du secondaire de Ouagadougou (AESO), quelques trois cents élèves du lycée Bogodogo de Ouagadougou ont pris d’assaut l’avenue du président Thomas Sankara pour se rendre au ministère de l’Education nationale.

Les marcheurs du jour réclament justice pour Flavien Nébié, élève en classe de CM2 tué lors de la répression d’une manifestation scolaire, le 6 décembre 2000 à Bousé, à une soixantaine de km au Nord de Ouagadougou.

Mais pourquoi, organiser une journée de protestation le 7 décembre ?

«Parce que hier dimanche était férié !», nous répondent en chœur plusieurs élèves avant que l’un deux nous remette une déclaration de l’AESO.

«En cette 20e commémoration, l’AESO voudrait féliciter l’ensemble des élèves pour leur constante mobilisation et détermination à se battre jusqu’à ce que toute la lumière et la justice soient faites», peut-on y lire.

L’association invite par ailleurs les élèves «à participer massivement», à la commémoration du 22 anniversaire de l’assassinat le 13 décembre 1998 du journaliste d’investigation Norbert Zongo et de ses compagnons d’infortune.

Dans sa déclaration, elle a condamné la dégradation des conditions de vie et d’études des élèves, l’augmentation des frais de scolarité, la poursuite de «la privatisation sauvage de l’école» et l’exclusion de milliers d’élèves, affectés par le terrorisme.

Depuis quelques années, les cours sont perturbés au mois de décembre au Burkina Faso par des élèves qui souhaitent justice pour Norbert Zongo et Flavien Nébié ; mais également de plus en plus, par d’autres qui veulent visiblement des congés anticipés, avant les fêtes de fin d’année.

Vendredi, le gouvernement burkinabè a menacé de traduire en justice, les fauteurs de troubles.

Agence d’information du Burkina

ATA/ak

 

 

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