La formation a renforcé les aptitudes des bénéficiaires à gérer une micro entreprise.

Passoré : Des déplacées formées à l’entreprenariat féminin

Yako, (AIB)-L’Association des femmes du secteur minier du Burkina(AFEMIB) avec l’appui financier de l’Ambassade de France, a organisé du 11 au 13 novembre 2020 à Bouda, dans la commune de Yako, une formation à l’entreprenariat au profit des femmes déplacées internes (FDI).

L’Association des femmes du secteur minier du Burkina(AFEMIB) est soucieuse de la réinsertion socio-économique et professionnelle des femmes déplacées internes(FDI).

A cet effet, elle a initié une formation en entrepreneuriat féminin au profit de 35 femmes dont 10 autochtones et 25 déplacées internes en situation de vulnérabilité vivant sur le site d’or de Bouda, situé à environ 10 kilomètres de Yako.

Durant trois jours, celles-ci ont été formées entre autres en entrepreneuriat et surtout sur le démarrage et la gestion de la micro entreprise.

Toute chose qui leur a permis d’acquérir des connaissances basiques sur l’esprit d’entreprise, les étapes de création d’une entreprise, les qualités d’un bon entrepreneur ainsi que les contraintes et le management de l’entreprise. Selon la Présidente de l’AFEMIB,Lucie Kabré, cette formation entre dans le cadre de la réalisation «du Projet d’appui à l’autonomisation et au maintien de la cohésion sociale des femmes victimes de la crise sécuritaire dans la commune de Yako, dans la région du Nord» qui comprend trois grandes activités.

Lesquelles vont permettre aux participantes de bénéficier d’un appui à l’autonomisation financière à travers la création   et le développement d’une activité génératrice de revenus en l’occurrence la production du Soumbala.

Lucie Kabré a adressé ses vifs remerciements à l’Ambassade de France au Burkina Faso qui appuie l’AFEMIB depuis 2015 dans la promotion du genre au niveau du secteur minier.

D’après Lucie Kabré, l’objectif global de la formation est de permettre non seulement aux femmes déplacées internes, porteuses de projets, de développer leurs compétences en entrepreneuriat en vue de gérer leurs unités économiques et surtout de bâtir la résilience de leurs communautés.

A terme, l’activité devra permettre, selon Mme Kabré à ces FDI de s’auto employer, de participer aux activités de ménage et de soutenir économiquement leurs époux dans les ménages. « Si ces femmes formées arrivent à développer une activité économique, elles pourront appuyer leurs époux afin de vivre plus dignement d’autant plus qu’elles ont quitté leurs domiciles en tout abandonnant derrière elles» a expliqué Lucie Kabré, visiblement satisfaite de la mobilisation et de l’engouement des bénéficiaires.

 Alizéta Ouédraogo, une déplacée interne venue d’Arbinda dans la région du Sahel suites aux attaques terroristes et vivant depuis lors à Bouda, a salué vivement la tenue de l’atelier.

Elle dit espérer que le projet lui permettre de faire face à certaines charges quotidiennes de sa famille.

«La formation va nous permettre de s’occuper de nos enfants et de contribuer aussi aux charges de nos foyers car, très souvent nos époux sont financièrement fauchés et cela entraine souvent des disputes dans nos foyers», a-t-elle expliqué.

 Alizéta Ouédraogo a témoigné toute sa gratitude à l’endroit de l’AFEMIB et de ses partenaires, auxquels elle a demandé de poursuivre l’initiative en faveur des femmes déplacées internes afin qu’elles puissent s’impliquer entièrement dans la production socioéconomique dans leurs zones d’accueil.

Agence d’information du Burkina

Zézouma Elie SANOU

(AIB-Passoré)

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