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Burkina/syndicat : les secrétaires et administrateurs civils déplorent la non application du protocole d’accord

Ouagadougou 15 sept. 2020 (AIB) – Le Syndicat national des administrateurs civils, des secrétaires et adjoints administratifs (SYNACSAB) a déploré mardi, la non application du protocole d’accord signé avec le gouvernement en octobre 2019 qui détériore davantage le climat social au sein du ministère en charge de l’Administration territoriale.

«M. Siméon Sawadogo, ministre d’Etat, ministre  de  l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, quant à lui, semble s’être désintéressé de ce protocole d’accord qu’il a pourtant lui -même  contresigné le 15 octobre 2019 et ce, devant des témoins et pas des moindres, notamment des doyens du corps», a déclaré  le secrétaire général (SG) du SYNACSAB, Dieudonné Tougfo.

M. Tougfo qui était mardi à Ouagadougou, devant les journalistes, a déploré la non application du protocole d’accord signé en 2019 entre le gouvernement et son syndicat qui ne favorise pas davantage un climat social au niveau du département en charge de l’Administration territoriale.

Selon lui, le protocole d’accord devrait entrer en vigueur le 31 mars dernier mais jusqu’à présent les  décideurs politiques ne leur (syndicat) servent que du dilatoire.

Il a expliqué que depuis un certain temps, un calme semble régner au sein du ministère et que la réalité est tout autre d’où cette sortie des syndicats afin d’exposer à l’opinion nationale et internationale la crise qui  prévaut au  département en charge de la Cohésion sociale au Burkina Faso.

Dieudonné Tougfo a précisé la mise en œuvre du protocole devrait  résoudre un certain de problèmes que vivent les administrateurs civiles, les secrétaires et adjoints administratifs du Burkina Faso.

A l’entendre, ledit protocole qui a été signé sur une plateforme minimale se décline entre autres sur l’instauration d’une indemnité spécifique pour les administrateurs civils, de plan de carrière  des agents, de la loi portant du corps préfectoral, de l’équipement en matériel roulant et  en informatique et de la réhabilitation des bâtiments administratifs.

« Qu’est-ce que le ministre veut ?», s’est- t-il interrogé, ajoutant que «S’il veut la paix, il sait ce qu’il doit faire».

Le SG du SYNACSAB a signalé qu’après neuf mois de dialogue avec son ministère de tutelle, sa structure reste toujours disponible aux échanges pour l’aboutissement de son protocole d’accord de 2019.

M. Tougfo qui n’a pas voulu dévoiler ses futures actions, a noté que son syndicat prévoit des mouvements pour se faire entendre à deux mois des élections présidentielles et législatives du 22 novembre prochain.

Agence d’information du Burkina

NO/ata/ak

 

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