Enlèvement du dissident Ahmed Khalil : Genève demande à Alger d’ouvrir  »une enquête efficace »

Ouagadougou, 25 août 2020 (AIB)-Le Comité des droits de l’homme basé à Genève, a demandé à l’Algérie, d’ouvrir une enquête rapide et efficace sur l’enlèvement en plein cœur d’Alger, du dissident du Front Polisario Ahmed Khalil, en janvier 2009.

Dans une décision du 27 mars 2020 et publiée le 27 juillet 2020, à propos de l’enlèvement en janvier 2009, du dissident et ancien cadre du Front Polisario Ahmed Khalil Mahmoud Braih, le Comité des droits de l’homme (CDH) a demandé des comptes à l’Algérie.

Selon le CDH, Alger se doit de mener une enquête rapide, efficace, exhaustive, indépendante, impartiale et transparente sur cette disparition forcée.

Le comité onusien réclame par ailleurs la libération immédiate du dissident ou la restitution de sa dépouille à sa famille, au cas où il serait décédé.

L’organe de défense des droits humains exhorte également Alger de poursuivre les auteurs de ces graves violations et d’accorder à la victime et à sa famille une pleine réparation des préjudices subis.

Le Comité a demandé aux autorités algériennes de lui confirmer dans un délai six mois quelles sont les mesures qu’il a effectivement prises pour donner effet à ses requêtes.

Avant son enlèvement, Ahmed Khalil Mahmoud Braih était rentré en disgrâce avec la direction du Front Polisario, à cause de profondes divergences.

En rappel, depuis le départ en 1975 du colon espagnol du Sahara occidental (226 000 km2), le Front Polisario réclame l’indépendance du territoire, tandis que le Maroc souhaite continuer d’administrer le territoire tout en lui concédant une large autonomie.

Aussi, la question du Sahara Occidental provoque régulièrement des tensions diplomatiques entre Rabat et Alger qui abrite les leaders du Front Polisario.

 Agence d’information du Burkina

 

 

 

 

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