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Burkina: Une association «apprécie» la prise en compte de la religion traditionnelle

Ouagadougou, 11 Août 2020 (AIB)-L’Association pour la tolérance religieuse et le dialogue interreligieux «apprécie à sa juste valeur», dans une déclaration publique parvenue lundi à l’AIB ; la prise en compte de la religion traditionnelle dans l’Observatoire national des faits religieux.

Le Conseil des ministres du 06 août 2020 a modifié le décret portant création, composition, attributions et fonctionnement de l’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR) pour la prise en compte de la religion traditionnelle.

Réagissant à la décision, l’Association pour la tolérance religieuse et le dialogue interreligieux (ATR/DI) a, dans une déclaration parvenue lundi à l’AIB, apprécié «à sa juste valeur l’adoption de ce décret qui s’inscrit en droite ligne dans ses objectifs»

Crée en 2015, sous la transition, l’ONAFAR a pour missions entre autres, «de promouvoir la tolérance et le dialogue interreligieux, de renforcer les capacités des leaders religieux et des animateurs des médias confessionnels et laïcs».

Pour l’ATR/DI, «cette décision du gouvernement est un pas de géant dans la gestion des religions, dans la promotion de la cohésion sociale et dans la construction de l’Etat-nation burkinabè».

Cependant, l’Association précise que «cet acte salutaire ne pourra réellement atteindre l’objectif de promotion de la cohésion sociale» qu’avec «la nécessaire sensibilisation des leaders des faîtières chrétienne (catholique et évangélique) et musulmane» par l’Etat.

Cela passe également, précise la déclaration ; par «l’apport des lettrés pratiquant la religion traditionnelle dans des activités permettant une meilleure connaissance de cette religion par l’opinion publique».

La déclaration signée par le 2ème vice-président de l’Association, Wurotèda Ibrahima Sanou ; propose la «conduite d’une étude à l’échelle nationale pour une meilleure connaissance de cette religion (traditionnelle).

Pour M. Sanou, «il faut donc espérer que cette décision soit le début d’une dynamique qui intégrera systématiquement les responsables de la religion traditionnelle dans les institutions étatiques (au sens large) existantes (ou à créer) où ce système de croyances est concerné».

«Nos dirigeants auront alors fait preuve de reconnaissance vis-à-vis de nos ascendants et leur auront ainsi rendu hommage», conclu-t-il.

L’ATR/DI a été lancé le samedi 06 avril 2019 à Ouagadougou avec pour objectifs entre autres, de promouvoir la coexistence pacifique entre les confessions religieuses, les races, les groupes ethniques et les personnes des deux sexes.

Agence d’Information du Burkina

 

 

 

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