Burkina Faso-Presse-Revue

Côte d’Ivoire et Thomas Sankara s’invitent dans la presse burkinabè

Ouagadougou, 7 août 2020 (AIB) – Les quotidiens burkinabè de ce vendredi, rendent hommage à Thomas Sankara, président du Faso (1983-1987), sans oublier la situation en Côte d’Ivoire où le président Alassane Ouattara a annoncé, la veille, sa candidature pour la présidentielle d’octobre prochain.

«Oui Ouattara confirme en Côte d’Ivoire !», s’exclame le quotidien privé Aujourd’hui au Faso, ajoutant: «Place à la gestion de la rue, du corset constitutionnel et des puissances étrangères».

Selon l’éditorialiste du journal, «le semblant d’apnée dans laquelle était la Côte d’ivoire est retombée hier 6 août, sur le coup de 20h 23».

«A l’occasion de sa sortie télévisuelle relative à la commémoration du soixantenaire de l’indépendance de la Côte d’ivoire, Alassane Ouattara a mis fin à l’ontologie du faux suspense sur sa candidature à la présidentielle du 31 octobre», rapporte Aujourd’hui au Faso.

Le quotidien national Sidwaya, à ce sujet, affiche : «Candidature d’Alassane Ouattara : Alea jacta est».

A en croire le confrère, «Alassane Ouattara peut désormais dire que le sort en est jeté, lui qui, répondant aux sollicitations de la base et des élites de son parti, le RHDP (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, Ndlr), a choisi de défendre les couleurs dudit parti à la prochaine élection présidentielle d’octobre».

Pour Sidwaya, «le sort, si tant est que cette candidature, que l’on voyait venir au regard du contexte sociopolitique ivoirien, était et sera chahutée pour ne pas dire contestée vivement par une partie de la classe politique qui n’y voit rien moins qu’un parjure, la constitution ivoirienne limitant à deux le nombre de mandats présidentiels pour chaque citoyen».

De son côté, L’Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés du Burkina Faso, fait le lien avec la situation en Guinée, titrant : «présidentielles guinéenne et ivoirienne : Condé (Alpha Condé) et Ado (Alassane Dramane Ouattara) sur la vague du faux suspense».

Sous un autre registre, Le Pays, dans sa ‘’Chronique du fou’’, rend un hommage au Capitaine Thomas Sankara, ancien président du Faso (1983-1987), avec le titre : «Il n’est jamais tard pour bien faire».

L’auteur de l’écrit fait observer que Thomas Sankara dont le nom vient d’être donné à l’une des plus grandes universités du Burkina Faso, «était plus aimé à l’étranger qu’il ne l’a été sous le régime de Blaise Compaoré».

Quant au quotidien national, dans sa chronique, il s’interroge : «Etre Sankara, sans valoir un carat… ?».

Selon le chroniqueur de Sidwaya, «être Burkinabè aujourd’hui, ferait mourir de rire Sankara, pour qui la vraie intégrité ou la vraie indépendance n’est pas écrite sur du papier volatile froissable à volonté».

Agence d’information du Burkina

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