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Révolution burkinabè : 37 ans après, plusieurs réformes deThomas Sankara restent d’actualité

Ouagadougou, 4 août 2020 (AIB)- Le 4 août 1983, le capitaine Thomas Sankara prend le pouvoir au Burkina Faso et met en place des reformes dont plusieurs restent d’actualité de nos jours.

A la faveur d’un coup d’Etat (qualifié de révolution populaire) mené par son frère d’arme Blaise Compaoré, Thomas Sankaré, âgé de 33 ans est porté au pouvoir au Burkina Faso.

Une fois au pouvoir Thomas Sankara change le nom du pays, «Haute-Volta», en Burkina Faso (pays des hommes intègres) et change l’hymne national ‘‘fière Volta’’ en ‘‘ditanyè’’, qui signifie le chant de la victoire.

Il a fait aussi de vastes réformes agraires (redistribution des terres aux Paysans), a mené une grande campagne de lutte contre la sécheresse et a construit des barrages agricoles, amenant ainsi son pays à atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Le capitaine Sankara a aussi lutté ardemment contre les maladies tropicales avec la vaste campagne de vaccination contre la poliomyélite dénommée «vaccination commando» et la construction de dispensaires.

M. Sankara s’est battu pour l’encrage culturel du Burkina avec la promotion du pagne «Faso Danfani» et son slogan, «consommons ce que nous produisons et produisons ce que nous consommons».

Au plan international, il s’affiche comme un anticolonial, un anti-impérialiste et un panafricaniste. Il s’est farouchement opposé au paiement de la dette, au droit de veto (au niveau de l’ONU), s’est rangé officiellement aux côté de l’Etat de Palestine et des noirs Sud-Africains pendant l’apartheid (système de raciste).

Le règne de Sankara a été aussi marqué par plusieurs arrestations, des exécutions et le licenciement de milliers d’enseignants suite un mouvement syndical.

Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est assassiné à la suite d’un coup d’Etat qui porte Blaise Compaoré au pouvoir.

En septembre 1997, la veuve de Sankara (Mariam Sankara) porte plainte pour assassina, mais ce n’est qu’en 2015, après la chute de Blaise Compaoré que la plainte a été relancée.

Fin mai 2015, les corps présumés du président Sankara et de ses compagnons ont été exhumés pour une analyse afin de déterminer avec certitude leur identité et de mieux éclairer l’opinion publique sur les circonstances de leur mort.

Malgré des analyses menées en France et en Espagne, leurs identités n’a pu être confirmées et 37 ans après, c’est toujours un mystère qui entoure la mort du capitaine Thomas Sankara.

Agence d’information du Burkina

GY/ata/ak

 

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