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Des arbitres du Burkina réclament de meilleures conditions de travail

Ouagadougou, 3 Août 2020 (AIB) – L’Amicale des arbitres du Fasofoot (AMAF) a animé lundi à Ouagadougou, une conférence de presse où elle réclame de meilleures conditions de travail, a-t-on constaté.

Au regard des difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur métier, les arbitres ont décidé de manifester leur mécontentement. Ils ont exposé un certain nombre de préoccupation au rang desquelles, « l’insuffisance criarde de matériel de travail (kits oreillettes, drapeaux bips, tableau de remplacement…) adéquats pour officier les matchs ».

Les hommes en noir ont également « la faiblesse et la régularité de la dotation en équipements d’arbitres en début de chaque saison sportive comme les autres acteurs de nos championnats de football, le non respect des textes pour les prises en charge lors des matchs, la non couverture des inspecteurs d’arbitres dans toutes les compétitions, la faiblesse et l’incohérence des frais de déplacement… ».

Pour l’arbitre fédéral de la région du Centre Seydou Bélem, « les arbitres de football ont été jetés aux oubliettes par le comité exécutif ».

« Est- ce à dire que nous ne constituons pas un maillon important de notre football ? Le comité exécutif se soucie- t-il réellement des arbitres ? » s’est-il demandé.

« Nous sommes en pleine période électorale pour le renouvellement de la présidence de la FBF et nous saisissons cette opportunité pour inviter tous les candidats à bien vouloir se pencher sur les préoccupations du moment des arbitres et à œuvrer pour trouver des solutions satisfaisantes aux difficultés réelles que nous vivons », a-t-il dit.

Sur le plan sécuritaire, les arbitres sont généralement victimes des agressions à la fin des matchs par des supporters. Selon l’arbitre Belem, « des collègues dans la salle ont subit des agressions. Les supporteurs ont cassé des ordinateurs et certains de leurs précieux outils. Jusqu’à présent, ils n’ont pas encore été rétablis de leurs droits ».

En rejoignant son collègue Souleymane Kaboré sur l’incohérence des frais de déplacement M. Belem a fait savoir aux hommes de médias qu’il n’arrive pas à comprendre cette injustice. « Comment se fait –il qu’un arbitre qui se déplace de Ouagadougou pour Bobo-Dioulasso gagne mieux que celui qui quitte Ouagadougou pour Banfora ? » s’est –il plaint.

L’AMAF s’est également prononcée sur le fond (500 000 dollars) d’urgence de la FIFA, alloué aux Fédérations nationales. Avec preuves à l’appui que certains pays ont pris en charge leurs arbitres, elle dit avoir été jetée aux oubliettes et se demande si le comité exécutif de la FBF se soucie réellement de ses arbitres

Pour le bon déroulement des matchs les saisons prochaines, M. Bélem a suggéré aux structures qui s’occupent de ces questions de veiller à l’amélioration des conditions de vie et de travail des arbitres.
Agence d’information du Burkina (AIB)
or-as/

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