Burkina-Elections

Burkina: Zéphirin Diabré ne croit pas trop au « vote ethnique » mais en la « démocratie ethnique »

Ouagadougou, 29 juil.2020 (AIB) – L’opposant burkinabè Zéphirin Diabré a affirmé qu’il ne croit pas trop au « vote ethnique», mais dit reconnaître l’existence de «la démocratie ethnique».

«A supposer que mon ethnie (Bissa) ait voté à 100% pour moi, ce qui n’est pas le cas, sans omettre qu’il y a des députés MPP (pouvoir) et CDP (opposition) qui sont Bissa, comment se fait-il qu’étant d’une communauté qui représente 5% de la population, j’ai fait 30% (à la présidentielle de 2015)?», s’est interrogé Zéphirin Diabré.

Le candidat de l’Union pour le progrès et le changement (UPC, opposition) réagi dans une interview à paraître demain jeudi dans le quotidien public Sidwaya.

«Parmi les 14 candidats en 2015, j’ai battu certains qui étaient d’une certaine obédience ethnique et qui ont obtenu 1 ou 2% y compris dans leurs villages. Je ne crois donc pas trop au vote ethnique», a poursuivi M. Diabré.

A en croire Zéphirin Diabré, si son parti n’a obtenu aucun député dans le Sahel, lors des législatives de 2015, ce n’est pas parce que les Peulh sont contre les Bissa.

Pour M. Diabré, «en politique, c’est le relai que vous avez quelque part qui fait qu’on vote pour vous».

«Il a fallu attendre les municipales de 2016, lorsque nous avons bénéficié de l’apport d’un leader (Peulh) de la région pour que nous fassions une percée dans l’Oudalan», a-t-il expliqué.

En revanche, le chef de file de l’opposition a laissé entendre que le sujet de l’ethnie n’est pas tabou, car «la démocratie du Burkina Faso est par définition ethnique».

«Quand vous voulez être député, l’on vous dit d’aller chez vous. A part Ouagadougou et Bobo-Dioulasso qui sont cosmopolites, il faut retourner dans sa province d’origine pour être élu député», a-t-il expliqué.

Le Burkina Faso a une soixantaine d’ethnies et les Mossi constituent la grande majorité, note-t-on.

En rappel Zéphirin Diabré a été candidat malheureux aux élections présidentielles de 2015 face au président Roch Kaboré (Mossi), candidat à sa propre succession au scrutin de novembre 2020.

Agence d’information du Burkina

GY/ata/ak

Photo d’archive: aouaga.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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