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Burkina : Lancement d’un projet de sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive des jeunes

Ouagadougou, 28 Juillet 2020 (AIB)- Un projet de sensibilisation à l’exercice des droits sexuels et reproductifs, d’une durée de trois ans, a été lancé mardi au profit de deux régions du Burkina Faso, pays dans lequel la fécondité des adolescents et des jeunes demeure élevée.

La présidente de l’Association Kimi, Sika Kaboré a présidé  mardi, le lancement du projet de renforcement des capacités des adolescents et des jeunes à exercer leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR) dans les régions du Centre et du Centre-ouest.

Elle a indiqué que la «mise en œuvre du projet (qui a une durée de trois ans), devra contribuer à terme à renforcer l’accès des jeunes et des adolescent(e)s des régions du centre et du centre-ouest, à l’information et aux services de santé sexuelle et de la reproduction».

«Il va faciliter la synergie d’actions entre les différentes interventions en la matière et également relier l’offre des SSR aux opportunités offertes par les technologies de l’information et de la communication», a-t-elle affirmé.

Le projet est lancé au Burkina Faso dans un contexte où la fécondité des adolescentes et des jeunes est très élevée.

Selon le dossier de presse, 23,8% des jeunes et adolescents burkinabè âgés entre 15 et 19 ans ont déjà commencé une vie féconde, notamment 29,2% en milieu rural et 12,6% dans les villes.

D’après la présidente de l’Association Burkinabè pour le Bien-être Familial (ABBEF) Wendyam Kaboré, le Centre et le Centre-ouest, ont été choisi pour la mise en œuvre du projet parce que c’est dans ces deux régions, «qu’il y a le plus de besoin».

Aussi Sika Kaboré a saisi l’occasion pour lancer «un appel solennel aux élus locaux, aux leaders coutumiers et religieux, aux acteurs de l’éducation, de la santé et aux parents à soutenir les activités qui seront développées dans le cadre du projet dans les régions cibles».

La mise en œuvre du projet sera assurée par l’Association Kimi et l’Association Burkinabè pour le Bien-être Familial (ABBEF).

De l’avis de Wendyam Kaboré, il sera créé des espaces spécifiques où les jeunes auront accès aux informations sur la santé sexuelle et reproductive.

Il est également prévu, a-t-elle déclaré, des formations de prestataires pour la prise en charge des problèmes des jeunes.

Il sera également procédé, a-t-elle terminé, à la coordination, au suivi et au renforcement des compétences de tous les acteurs qui vont intervenir dans le projet.

Aux jeunes, la présidente de Kimi, par ailleurs épouse du président du Faso, Sika Kaboré a indiqué qu’ils sont «les principaux acteurs mais aussi bénéficiaires du projet».

«Les résultats qui seront atteints au soir du bilan dans trois ans seront à la dimension de votre mobilisation et de l’intérêt que vous aurez su lui réserver», a-t-elle déclaré aux jeunes.

La représentante des bénéficiaires Stéphanie Thiombiano s’est réjouie de l’avènement de ce projet qui permettra selon elle, de renforcer l’information au profit de ses pairs des deux régions.

«Le projet permettra de mettre à notre disposition des services adaptés à nos besoins et de créer un environnement favorable à l’exercice de nos droits fondamentaux en matière de santé et de la reproduction», a-t-elle affirmé.

La signature de l’échange de note portant convention de financement du projet a eu lieu le 12 mars 2020 entre l’Ambassade du Japon au Burkina Faso et le Représentant Résident du Fonds des Nations Unies pour la population au Burkina Faso (UNFPA) en présence de la présidente de la Fondation Kimi.

Sa finalisation résulte des efforts incessants des plaidoiries de la présidente de la Fondation Kimi, a indiqué, le ministre en charge des affaires Etrangères Alpha Barry.

Pour le représentant Résidant de l’UNFPA, son organisation œuvre entre autre pour révéler à la jeunesse son plein potentiel.

D’où sa participation à ce projet, qui va permettre, a-t-il indiqué, de faire la promotion des droits de la jeunesse et de garantir les conditions adéquates pour sa santé en général et pour sa santé sexuelle et reproductive en particulier.

Selon le chargé d’Affaires à l’Ambassade du Japon Masamichi Ito, l’organisation japonaise pour la coopération internationale en planification familiale (JOICFP), acteur du projet ; a montré sa force  en matière de plaidoyer en faveur de la SSR.

«La synergie d’action et le partage d’expériences contribueront à la réussite de ce projet de trois ans dont le budget est 1 milliard 60 millions de FCFA», a-t-il affirmé.

Agence d’Information du Burkina

Gy/Wis

Photos: UNFPA

 

 

 

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