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Déplacés internes: Christophe Dabiré salue le comportement exemplaire des populations de Tougan

Tougan, 24 juil. 2020 (AIB) – Le Premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré s’est  réjoui  vendredi, de  l’accueil des déplacés internes des  attaques terroristes dans les familles de la commune de Tougan dans la province du  Sourou.

«La Boucle du Mouhoun est impactée  dans son ensemble par le terrorisme et je suis heureux de constater qu’il y a une certaine résilience qui se développe au niveau de l’ensemble des provinces concernées par le défi sécuritaire», a déclaré vendredi  à Tougan, le chef du gouvernement, Christophe Joseph Marie Dabiré , à l’issue d’une rencontre avec les forces vives de la localité dans le cadre de sa tournée entamée, jeudi dans la région.

Pour M. Dabiré, l’attitude des populations de la province du Sourou particulièrement celles du Tougan  qui  a accueilli les personnes déplacées, suite aux multiples attaques dans leurs familles,  est à saluer à juste valeur.

Le PM lors des échanges avec les forces vives du Sourou

A l’écouter, ce qui a été fait dans la commune urbaine  du Tougan est   «réellement» admiratif. C’est à juste titre qu’il a exhorté  les populations des autres régions à adopter ce comportement exemplaire au profit des déplacés internes.

Notons que la région de la Boucle du Mouhoun qui regroupe six   provinces que sont   celles du Mouhoun,  du Sourou,  du Nayala, de la Kossi, des Banwa et des Balé, enregistre environ 10 600 déplacés internes.

En fin mars 2020, le Burkina Faso comptabilisait plus de 838 500 personnes déplacées internes sur l’ensemble du territoire national.

Le patron de l’exécutif burkinabè a expliqué que cette nouvelle vision des populations face à la question des déplacés  est à vulgariser sur l’ensemble du territoire national pour un mieux-être des sans abri (déplacés).

Christophe Dabiré a signalé  que cette façon de faire permettra d’éviter la stigmatisation entre les populations autochtones et les personnes victimes des attaques  terroristes dans le pays.

«Si  nous arrivons à  faire en sorte que les populations locales acceptent celles qui viennent d’ailleurs dans leurs familles et celles-ci vivent en symbiose, cela ne  fait que renforcer notre vivre ensemble», a-t-il  expliqué.

Le Premier ministre a  mentionné  que depuis un certain temps, la cohésion sociale s’est effritée avec l’introduction du terrorisme au Burkina  Faso  mettant  en cause le vivre ensemble au Burkina Faso.

Depuis 2015, le pays est en proie à des attaques terroristes ayant occasionné  environ 900 morts,  de nombreux blessés  et des  dégâts matériels.

Agence d’information du Burkina

NO/ata/ ak

 

 

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