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Burkina : Théophile Balima exhorte les journalistes à préférer les personnes ‘’réfléchies’’ aux ‘’pyromanes’’

Ouagadougou, 22 juillet 2020 (AIB)-Le célèbre journaliste burkinabè Serge Théophile Balima a exhorté mercredi, ses jeunes confrères, à refuser en ces temps de crise, la parole aux «pyromanes» pour la donner aux «gens réfléchis».

«Dans la situation actuelle de crise, il faudrait que les journalistes sachent donner la parole à des gens réfléchis qui travaillent pour la cohésion et le vivre-ensemble», a indiqué jeudi Pr Serge Théophile Balima, lors d’un panel consacré à la communication de crise.

De son avis, «il faut évitez de donner la parole à des gens qui exagèrent».

«Mais malheureusement, les journalistes aiment les pyromanes. Il y a des gens, je me demande pourquoi on leur donne tout le temps, des tribunes médiatiques, alors qu’ils fonctionnent à vide, ils ne donnent pas de solutions. Ce qu’ils savent faire, c’est détruire le peu qu’il y a», s’est emporté l’ancien ministre de l’Information et du Tourisme (1987-1989).

Selon l’enseignant-chercheur, dans le cas échéant, les journalistes doivent au moins, poser «des vraies questions à ces pyromanes» au lieu de leur «laisser vomir du n’importe quoi».

En période de crise, le journaliste ne doit pas non plus renoncer à sa mission d’informer pour pratiquer le journalisme d’accompagnement ou le mensonge, foi de M. Balima.

D’après lui, Il faudra que le journaliste trouve «le juste milieu», quand «les intérêts de son pays sont totalement en jeu», pour ne pas livrer ses points faibles à la face du monde et entrainer un déni collectif.

«C’est du rôle des communicateurs de veiller à limiter les dégâts pour que la presse dans son devoir d’informer, n’en parlent pas», a conseillé Pr Serges Théophile Balima.

L’écrivain a invité les journalistes à voir dans toute crise, un processus qui comprend des signes précurseurs, des phases d’incubation, de gestion et de manifestations destructurantes.

Le journaliste se doit donc d’être un observateur avisé pour attirer l’attention de l’opinion et des décideurs dès les signes avant-coureurs, relève-t-il.

Notons que Pr Serge Théophile Balima intervenait au deuxième jour d’un atelier de formation sur la communication de crise, organisé à Ouagadougou par le Comité national de Coordination des actions du G5-Sahel Burkina Faso, au profit de journalistes et de communicateurs.

Agence d’information du Burkina

ata/ak

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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