Burkina Faso-Presse-Revue

Justice, faits de société et politique, au menu des quotidiens burkinabè

Ouagadougou, le 14 juillet 2020 (AIB) – Les quotidiens burkinabè de ce mardi commentent des sujets liés essentiellement à la politique, aux faits de société et à la justice.

«Justice : Safiatou Lopèze Zongo, condamnée à 24 mois de prison ferme», affiche, en première page, le quotidien privé Aujourd’hui au Faso, précisant que la décision judiciaire est tombée, la veille,  au Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou.

A ce propos, Le Pays, autre journal privé, dans sa rubrique ‘’Révélations’’ met en exergue : «TGI Ouaga : Condamnée à 24 mois de prison, Safiatou Lopèze réagit».

Pour sa part, le quotidien national Sidwaya, sous le titre : «Safiatou Lopez retourne en prison pour 24 mois», rapporte qu’il s’agit du verdict de l’affaire Safiatou Lopez Zongo contre l’adjudant-chef major Abdoulaye Sawadogo, commandant de la brigade de recherches de Ouagadougou.

«Safiatou Lopez avait accusé le major Sawadogo, entre autres, d’arrestations arbitraires sans mandat et d’avoir fait trop de mal à beaucoup de personnes au cours de sa carrière», rappelle Sidwaya.

Le même journal consacre sa Une à la prévention du paludisme chez les enfants, arborant : «Quatre mois pour traquer l’anophèle».

De son côté, Le Pays relate que les populations du quartier Rimkieta de Ouagadougou, en colère, ont organisé, hier lundi, une marche pour réclamer leur goudron.

Quant à L’Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés, il mentionne à sa Une : «Menace contre la presse : Les médias tirent la sonnette d’arme», publiant une déclaration conjointe des organisations professionnelles des médias.

En politique, L’Observateur Paalga laisse lire : «Projet de loi portant code électoral : Un retrait sur fond de fronde parlementaire».

Le confrère rapporte que le projet de loi portant code électoral, qui devrait apporter les modifications à la lumière des conclusions du dialogue politique et des réalités du moment était à l’ordre du jour de la séance du lundi 13 juillet 2020.

«Alors que les parlementaires étaient prêts à l’examiner, le porte-parole du gouvernement, Rémis F. Dandjinou, présent à la plénière, a annoncé que l’exécutif a décidé de son retrait en proposant une autre session extraordinaire pour l’examiner, le temps qu’il y ait plus de consensus sur la question…», écrit L’Observateur Paalga.

Dans son ‘’Mardi politique’’, Le Pays donne la parole au président de l’Alliance travailliste pour le développement (ATD), Souleymane Soulama qui déclare : «En politique, il n’y a pas d’ennemis ou d’adversaires éternels».

Les journaux burkinabè commentent abondamment la situation politique en Côte d’Ivoire voisine, notamment, la démission du vice-président Daniel Kablan Duncan, la veille.

Ainsi, dans son commentaire, Sidwaya trouve qu’il s’agit de «la démission de trop», avant de faire observer que «la barque du président ivoirien, Alassane Ouattara est en train de prendre de l’eau de toutes parts».

Pendant ce temps, Aujourd’hui au Faso estime qu’avec cette démission du vice-président ivoirien, l’on peut affirmer que «les rats continuent de  quitter le navire RHDP (Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix, Ndlr)».

Et L’Observateur Paalga de s’exclamer : «ADO (Alassane Dramane Ouattara)-Duncan : Quelle idée de divorcer en plein deuil !».

Le journal se pose également cette question : «Quelles mésententes, quels désaccords, voire quels agacements, ont pu naître entre les deux au point que la présidence décide d’officialiser leur divorce alors même que le pays est en deuil et que le chef du gouvernement n’est pas encore enterré ?».

Agence d’information du Burkina

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