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Masse salariale: « Le Burkina a dérapé » (ministre)

Boromo 27 juin 2020 (AIB) – Le Burkina Faso est l’un des rares pays à avoir dérapé en termes de masse salariale, a affirmé samedi le ministre en charge de l’Economie Lassané Kaboré, alors que des syndicats comptent encore battre le pavé dans quelques jours.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement Lassané Kaboré s’est exprimé samedi matin à Boromo (175km, Ouest), sur la Radio nationale du Burkina, lors de l’émission « Antenne directe ».

Il a fait le diagnostic de l’économie nationale, éprouvée par la pandémie du Coronavirus.

« Dans l’ensemble l’économie burkinabé se porte bien malgré la situation de la COVID-19 », a soutenu M. Kaboré.

Toutefois la relance économique en cours, dépendra du civisme fiscal, de la consommation locale et de l’appui des partenaires techniques et financiers (PTF), a-t-il ajouté.

Parlant de la fronde sociale, en cours depuis 2016, la ministre déléguée en charge du Budget Clémence Yaka a estimé que, l’Etat a fait beaucoup d’efforts pour améliorer les conditions de vie et de travail des agents.

De son avis, il faut maintenant laisser un peu de place au développement.

Le Burkina Faso est l’un des rares pays « ayant dérapé en terme de masse salariale », a renchéri Lassané Kaboré.

Des membres du gouvernement ont annoncé, à plusieurs reprises, que le ratio masse salariale/recettes internes, avoisinait les 50%, loin de la norme l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), rappelle-t-on.

Lassané Kaboré a affirmé que la mise à plat des salaires annoncée, demande beaucoup de modifications de lois. C’est ce qui explique le retard dans sa mise en oeuvre, d’après lui.

Contrairement à ce que pensent les autres travailleurs, les agents du MINEFID ne sont pas les mieux remunérés, foi de Lassané Kaboré.

Il a dit que le Burkina Faso sortira de cette fronde sociale par le dialogue.

En rappel, après le pic de 2016, le front syndical s’est ébranlé à nouveau en début mars, après l’application de taxes (IUTS) sur les primes et les indemnités des agents publics, au même titre que ceux du privé et du parapublic.

Le ministre a indiqué qu’il a été touché par la révocation des trois agents du Ministère de l’Economie et des Finances, après des violences physiques sur une collègue qui refusait de suivre un mot d’ordre de grève.

Selon lui, l’Etat n’a fait qu’appliquer la loi car l’espace administratif doit être un espace de paix.

Agence d’information du Burkina
OM/ata/ak

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