Chronique 1/3 : Le Coran permet aux Hommes de distinguer la Vérité de l’erreur (Imam)

Ouagadougou, 11 mai 2020 (AIB)-Le Coran permet aux Hommes de distinguer la Vérité de l’erreur, a indiqué l’Imam Inoussa Compaoré, invitant les fidèles musulmans  »à s’empresser » de Le lire et de Le relire en ce saint mois du Ramadan.

                                       »Ramadan, mois du Coran 1/3

Louanges infinies à Allah  pour avoir révélé graduellement le Livre du discernement à Son Serviteur pour qu’il avertisse l’Univers. Louanges infinies à Lui pour Ses innombrables bienfaits. Que Sa paix et Ses bénédictions se déversent abondamment sur Son noble Prophète Mouhammad ainsi que sur ceux qui le suivent.

« Le mois de Ramadan est celui au cours duquel le Coran a été révélé pour guider les hommes dans la bonne direction et leur permettre de distinguer la Vérité de l’erreur » S2V185. Ce verset dénote de la spécificité du rapport que nous devons entretenir avec le Coran en Ramadan. Ce rapport peut se décliner en quelques points.

D’abord, le Coran est un livre comme le dit Allah « Voilà le Livre qui n’est sujet à aucun doute » S2V2. En tant que tel et comme une lettre qui nous est adressé de la part de Celui à qui nous portons un grand amour, nous devons nous empresser à sa lecture. La lecture du Coran est un acte d’adoration qui a beaucoup de mérites et cela, quel que soit ton niveau de lecture.

Selon Aïcha, le Prophète a dit : « Celui qui récite le Coran avec habilité sera avec les anges scribes purs et nobles. Et celui qui récite le Coran avec des difficultés, aura deux récompenses ». Et il ajoute, selon Ibn Mass’oud que « Celui qui récite une lettre du Livre d’Allah aura une bonne action qui sera décuplée. Je ne dis pas ‘‘Alif’’, lam, mim’’ est une lettre, mais ‘Alif’’ (A), est une lettre, ‘‘Lam’’(L) est une lettre et ‘‘Mim’’ est une lettre ».

La récitation du Coran était une des nourritures spirituelles préférées de ceux qui nous ont précédés. Certains terminaient toute sa récitation en un mois alors que d’autre la terminaient chaque dix jours voire, pour d’autres encore, chaque trois jours. Imam Mâlick disait que «  le sort de cette génération ne s’améliorera que par ce qui a amélioré le sort de ses prédécesseurs ».

Pour beaucoup aujourd’hui, le Coran est devenu un objet décoratif dans les bibliothèques, dans les maisons et dans les voitures voire dans les téléphones portables ou dans les ordinateurs sous la forme électronique.

Il y’a, ensuite, la mémorisation du Coran. C’était le premier canal de conservation du Coran et elle a contribué, pour beaucoup, en tant que moyen à la préservation de l’authenticité de Coran. C’est aussi pour cela, que quelle que soit la tendance idéologique ou politique de l’Islam, c’est exactement le même Coran qui est utilisé puisqu’il n’y en a pas deux.

Selon Ibn Abbas, le Prophète nous informe que « Celui qui ne retient, dans son cœur, aucune lettre du Coran, est comparable à une maison où on ne retrouve pas de meubles ». Il ajoute qu’au jour de la résurrection, on dira à celui qui récitait le Coran, « Récite et monte (comme tu récitais en psalmodiant dans le bas monde), car ta place sera là où tu réciteras le dernier verset que tu connais ».

Combien sommes-nous, musulmans depuis des années, à ne même pas savoir lire le Coran ou à bien réciter la Fatiha, pourtant obligatoire pour la validité de la prière ? Dans nos maison, combien ne dépensons nous pas pour que nos enfants apprennent d’autres sciences aussi utiles les unes que les autres, mais quelle place réservons-nous au Coran dans leur processus d’apprentissage et d’éducation ? Allah nous vienne seulement en aide. A suivre.

NB : La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence ».

Dr Inoussa COMPAORE

Imam à l’AEEMB et au CERFI

Tel : 70 95 91 28

Email : nouscom@yahoo.fr

 

 

 

 

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